Les rencontres que Jean-Marie Martin a animées à Saint-Bernard de Montparnasse un mercredi tous les quinze jours au cours de l'année 2002-2003 ont eu pour le thème "La prière selon saint Jean". Voci la toute première où il a recherché les lignes directrices de la recherche en écartant des pistes initéressantes.

Fichier pdf de la 1ère rencontre, extrait du fichier complet : La_Priere_en_st_Jean_Rencontre_1.

 

 

Prier, Jean-Marie Martin à l'Arbre

LA PRIÈRE

 

Première rencontre :

recherche d'une ligne directrice

 

 

En premier, en ce début d'année, je vous salue. Ceci est une activité qui ne nécessite apparemment pas une grande réflexion parce que je sais censément qui est "je". Je vois vos visages à qui je dis "vous". En revanche, si je suis seul dans ma chambre, comme il arrive le plus souvent, et que je me mette à dire : «Je vous salue Marie», c'est étrange ! Il faudrait analyser pourquoi c'est étrange.

Ceci pour dire que, selon ce que nous en avions décidé à la fin de l'année dernière, le thème de cette année sera la prière, la prière en saint Jean.

La chose à penser : nous ne prions pas encore.

Un penseur du siècle déjà dernier avait intitulé une conférence : Qu'appelle-t-on penser ? Et le leitmotiv était celui-ci : la chose la plus digne d'être pensée, c'est que nous ne pensons pas, que nous ne pensons pas encore. De la même manière, à nous qui entreprenons une réflexion sur : qu'appelle-t-on prier, je pourrais dire que la chose qui serait premièrement à méditer, c'est ceci : que nous ne prions pas, que nous ne prions pas encore.

 Alors, vous allez vous récrier ! Bien sûr, nous ferons appel aux différentes expériences de la prière pour certains, et de la non-prière pour d'autres, et nous verrons que ces deux attitudes sont également considérables.

Cependant, ce n'est pas simplement Heidegger qui dirait cela : nous ne prions pas encore. La première chose à prier c'est que nous ne prions pas encore ! C'est saint Paul, au chapitre 8 des Romains : « 26 nous ne savons pas prier comme il faut”.» Nous ne savons pas ce qu'il en est de prier, nous ne savons pas mettre en œuvre la prière. Ce qui, dans le contexte, n'est pas à entendre dans une intonation attristée. C'est même quelque chose de positif, si du moins nous essayons précisément de partir de là.

Qu'en est-il du statut de la prière dans notre monde ?

Pour cette première rencontre, j'attends que nous décidions ensemble et progressivement d'une ligne directrice pour notre année. Nous savons que nous allons interroger Jean, Paul… Mais qu'en est-il du statut de la prière ?

La prière, apparemment,  n'a pas de place dans le monde. Vous me direz qu'il y a beaucoup de gens qui prient ici et ailleurs : ici, je veux dire dans l'Évangile ; et ailleurs, je veux dire dans ce qu'on appelle les religions. Et cependant, il est à peu près évident que cette attitude (cette posture) n'entre pas dans la structure même de notre monde. Il faudrait mesurer à quel point l'attitude de prier est insolite et quasiment inexplicable.

 Peut-être pensons-nous que la prière est une chose qui va de soi parce que nous la pratiquons. Et nous la pratiquons parce qu'on nous a appris à la pratiquer, si nous sommes restés dans ce qu'on nous a appris.

Il est bien nécessaire d'apprendre des choses et on les apprend d'abord par un certain mimétisme qui peut ensuite s'approfondir dans une expérience, une expérience authentique. Néanmoins, il me paraît urgent de détecter que cela n'est pas de la structure essentielle de notre monde, que cela n'y a pas de place, que cela peut même être très insolite.

À la limite, on entend souvent dans les séries télévisées quelqu'un dire à une autre personne : « J'ai beaucoup prié pour vous » en employant une sorte d'expression résiduelle par rapport à ce que veut dire prière. Cela signifie, si on le prend au sens d'un optatif, « J'ai beaucoup pensé à vous ». Mais ceci est un peu caricatural…

Il faut tenir surtout sans aucun mépris ni aucune suspicion les différents modes de prière qui s'attestent pour ce qu'ils sont, et puis regarder sans aucun a priori négatif le fait que la prière soit éprouvée par notre monde comme quelque chose ou de dérisoire ou d'inutile. Il faut que nous partions sur ces bases.

Refonder plus originellement la signification de cette posture.

J'ai posé tout à l'heure la question : comment allons-nous nous y prendre pour avancer dans l'intelligence de ce que serait la prière ? En effet même si nous avons une expérience de prière, nous ne sommes pas dédouanés d'avoir à refonder en nous-mêmes plus originairement la signification de cette posture, ne serait-ce que pour, éventuellement, pouvoir en rendre compte à notre époque qui n'est pas structurée à partir de là.

Dans quelques instants j'essaierai de réfléchir sur : quelle est la bonne entrée, comment entrez dans une réflexion sur la prière. Quel est le bon abord ?

Nos questions sur la prière.

Auparavant, à partir de ce que j'ai déjà dit, j'aimerais bien nourrir notre entretien d'aujourd'hui et des jours à venir : que vous puissiez dire quelque chose sur ce que vous pensez de la prière, sur le mode sur lequel vous la mettez en œuvre, comment vous l'appréciez, quelle expérience vous en avez. Cela peut paraître peut-être une question indiscrète. Et le fait que nous ressentions éventuellement ma question comme indiscrète, c'est justement le signe que la prière est insolite et risque même d'être perçue comme dérisoire.

Beaucoup de questions peuvent surgir : La prière est-elle quelque chose de personnel ou quelque chose de collectif ? Est-elle quelque chose d'intérieur ou quelque chose de gestuel ? La prière est-elle une invention spontanée ou est-ce l'usage de formules qu'il faut dire et redire ? Beaucoup de questions classiques vont venir mais j'aimerais qu'elles viennent dans le langage qui pourrait être le vôtre si vous essayez de le tenter.

[…][2]

Vos réponses évoquent d'autres questions : Y a-t-il des lieux pour prier ?  Est-ce que prier c'est se recueillir ? Est-ce que la prière est une relation avec quelqu'un qui serait comme insu ? Est-ce que la prière est quelque chose de luxueux ou est-ce de l'ordre de la nécessité humaine ? Ce sont de multiples aspects de la question que je recueille d'entrée.

La relation à Dieu et la relation aux autres hommes.

► La  prière peut-elle se penser sur le mode de la relation entre humains ?

J-M M : De toute façon ceci est la suite de la question que nous avons posée l'année dernière, apparemment à propos d'autre chose, à savoir : comment y a-t-il du "je" et du "tu" ? Ceci touche à cette question parce que, le "je" et le "tu", nous les éprouvons à partir de ce que nous appelons des relations humaines, le plus couramment.

Je sais bien qu'il y a des poètes pour qui "tu" n'est pas nécessairement humain. Si j'avais été un artiste, j'aurais pu vous saluer en disant : « Salut, bois couronné d'un reste de verdure…» [3] par exemple ! J'aurais invoqué le temps: « Ô temps, suspends ton vol…» [4] Qu'est-ce que cette façon de tutoyer ce qui n'a pas de répondant ?

Qu'est-ce que c'est aussi que cette curieuse façon que nous avons de tutoyer quelqu'un d'absent quand nous parlons de nous-mêmes, en évoquant un souvenir ?

« Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà

De ta jeunesse ? » [5]

Mais il ne faut pas trop vite penser que l'attitude des poètes résout la question. Il ne faut pas non plus dire : « c'est une figure de style », c'est-à-dire résoudre la question en l'évacuant par quelques mots techniques. C'est quand même digne d'être pensé.

Par ailleurs, la relation à Dieu est-elle heureusement pensée quand je la pense sur le mode sur lequel usuellement je dis "tu" aux humains ? C'est une question importante à laquelle il ne faut pas se hâter de répondre. Il pourrait se faire, si ce n'est pas un bon départ pour rendre compte de ce qui est en question ici, que cela soit très néfaste pour ce qu'il en est de la prière.

Tout à l'heure vous avez dit "quelqu'un". Et si Dieu n'était pas quelqu'un ? Mais cette question peut s'entendre de deux façons : « S'il n'accédait pas à la dignité de quelqu'un en étant une chose, une loi, un principe ? » ou « S'il n'était pas quelqu'un parce que le mot de quelqu'un est tout à fait insuffisant parce que Dieu n'est pas "quelque" parmi d'autres. »

Ceci nous oblige à avoir encore plus d'attention, de perspicacité dans la façon dont nous disons. Mais ne craignez pas, pensez comme vous pouvez. Seulement chaque mot sera sans doute occasion de marquer à la fois qu'il rend compte comme il peut d'une expérience mais aussi qu'il a en soi ses limites dans la façon de dire.

La prière est-ce une parole, une écoute ? Qui prie ?

Est-ce que la prière est une parole ?

► C'est peut-être plutôt une écoute, par exemple une écoute de l'Évangile.

J-M M : Oui nous aborderons cela parce qu'en un certain sens tout ce que nous prétendons être parole de notre part est en fait une réponse. Réponse à quoi, à qui ? Ces questions vont se poser. Il est vrai que parole et écoute se tiennent ensemble. Et même si c'est une réponse, en fait il peut se faire que la réponse soit, pour ma conscience, antérieure à l'écoute, et que c'est de ma réponse que je sais que c'était une écoute. Ce processus-là est aussi plausible.

Jésus : une voix parmi les voix ; une voie parmi les voies ?

Bien sûr que tout le monde a compris qu'il ne s'agit pas d'entendre des voix… Que ce ne soit pas entendre des voix, cela est tout à fait essentiel. Rien n'est exclu bien sûr, mais Dieu n'est pas "une" voix, il est "la" voix. Il n'est pas une voix parmi des voix, seulement il nous vient comme une voix parmi des voix, c'est-à-dire que le texte de l'Évangile vient parmi 1000 autres livres qui disent le contraire ou qui disent des choses différentes etc.

Ce principe nous pouvons l'appliquer à propos de ce que Jésus dit : « Je suis la voie ». Souvent on le lui reproche, il aurait dû plus modestement dire : « Je suis une voie ». Or il n'est pas une voie parmi les voies il est la voie : voilà un problème et ce sera de notre préoccupation.

Prière : parole ou gémissements ineffables ?

► Je voudrais ajouter quelque chose à propos de l'écoute : ce n'est pas nous qui prions mais c'est l'insu qui prie en nous.

J-M M : C'est une autre question mais c'est très intéressant aussi. Nous allons passer par là. Et cependant si je me réfère au texte qui dit ce mot dans notre Écriture, à savoir ce même chapitre 8 de l'épître aux Romains de Paul, juste après la phrase que nous venons de lire : « nous ne savons pas prier comme il faut, le pneuma y pourvoit par des gémissements inarticulés. » Or nous savons que de ce pneuma il est dit : « Tu ne sais d'où il vient ni où il va », c'est l'insu. Donc c'est bien le pneuma qui prie en nous et il faudra voir ce que cela veut dire.

Revenons à ma question première : « Est-ce que la prière est une parole ? » Or il est dit ici que la prière du pneuma est un "gémissement inarticulé". Je dis ça pour rapprocher des choses qui apparaissent contradictoires, qui suscitent donc des questions. Bien sûr il faudra entendre à partir d'où s'entend le mot gémissement dans ce texte. En fait il relève de la tradition d'Israël : il s'agit du thème du gémissement de la colombe. Dans le monde biblique la colombe c'est Israël et ce n'est pas le pneuma, ça devient le pneuma lors du Baptême du Christ.

De plus le gémissement ici n'est pas à entendre comme le cri de quelqu'un qui n'a pas accédé encore à la parole. En effet on peut crier sans avoir accédé à la parole, mais ce n'est pas en ce sens-là que le terme est employé chez Paul.

D'ailleurs dans le même chapitre 8 de cette épître, Paul dit que nous nous crions « Abba (Père) », c'est-à-dire que nous disons « Notre Père qui es aux cieux. »

Retour réflexif sur notre façon de procéder.

Alors puisque nous y sommes, j'indique là où nous allons aller à ce sujet. Qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je sollicite votre expérience et voici que nous faisons référence à une écriture, une Écriture bien déterminée où d'une part quelqu'un – faut-il dire quelqu'un : le Christ est-il quelqu'un ? – dit « Je suis… », et d'autre part le texte de Paul que nous avons lu nous dit quelque chose sur la prière. Quelle est cette glissade ou ce glissement d'entre une expérience qui essaie de se dire vers une Écriture ? Mais cette expérience, dans la question que vous avez posée était déjà exprimée dans un langage proprement référencié au Christ.

D'où allons-nous parler ?

Quel est le rapport entre ceci et cela ? C'est peut-être le point de départ de notre réflexion : d'où pouvons-nous partir pour dire quelque chose sur la prière ? Cette question est extrêmement importante parce que, déterminant un champ de départ, nous limitons d'avance ce que nous allons y trouver. Toute science fait cela. C'est aussi la condition pour ne pas verser dans l'indéfini. Définir, délimiter, déterminer, préciser…

C'est pour ça que la tâche la plus ardue précède le discours : c'est la tâche de déterminer à partir d'où je vais parler, dans les limites de quoi je vais me tenir. Nous devons être très exigeants dans notre requête. D'abord à partir d'où est-ce qu'on réfléchit sur la prière dans notre culture ?

Quel type de langage utiliser ?

► Je voudrais d'abord dire que pour moi la prière c'est un retournement au plus profond de moi-même.

J-M M : Voilà une proposition. Ce que je vais dire n'est pas contraire, c'est pour préciser. Dans les années précédentes tout en étudiant le "je" et "tu" nous avons été amenés à penser que "moi-même" est plus compliqué qu'il n'y paraît, c'est-à-dire qu'il y a "moi" et "moi". Nous avons esquissé cela et il faudra revenir également sur ce point pour prolonger la suggestion que vous faites.

Par ailleurs il y a la question du « fond de moi-même » : qu'est-ce que c'est ? Et ce n'est pas pour récuser que je pose cette question, c'est pour que nous avancions.

Du point de vue du vocabulaire le "profond" de moi-même (ou les "profondeurs") c'est bien connu ! Cependant il faut bien voir que dans la psychologie des profondeurs, les profondeurs ce n'est pas le fond de moi-même, ce n'est même pas l'intériorité. En effet l'idée de fond et l'idée d'intériorité sont très liées, or les profondeurs (au sens psychologique du terme) appartiennent encore à l'extériorité de l'homme par rapport à son identité profonde qui est, du point de vue qui nous occupe ici, l'identité christique. C'est une chose que nous aurons à repréciser et à indiquer.

Donc il peut y avoir ambiguïté sur les mots qui font apparemment l'unanimité. Je veux dire par là que nous n'allons pas aborder la prière par le "sentiment de la prière" ou par une "psychologie de la prière", pas plus que nous n'aborderons la prière par une sociologie ou une psycho–sociologie de la prière. Ce sont des choses qui existent et je ne les récuse pas, mais nous n'allons pas du tout suivre ces chemins-là.

Comment parlent ceux qui réfléchissent sur la prière ou sur le religieux ?

Un sociologue pourrait dire : « Ah ! La prière, c'était un élément structurant important de la condition humaine. Ils n'avaient pas l'irrigation, mais au moins ils avaient les rogations ! » C'est sous cet aspect-là que l'on envisage ce qu'on appelle du même coup "religieux" systématiquement dans les publications qui sortent, pas forcément au niveau caricatural que j'ai dite. Aujourd'hui parler de ces choses c'est en parler d'abord anthropologiquement. Or nous allons tenter de ne pas aborder la prière par une entrée anthropologique.

Il y a des ouvrages qui sortent actuellement, pas nécessairement sur la prière, mais sur la signification du religieux dans l'histoire de l'humanité. Dans cette perspective on dira : « Au fond, la prière, ça leur faisait du bien ! Et il n'y a pas de mal à se faire du bien. » Ça c'est l'adage premier. Je n'en suis pas sûr, personnellement ! Ce n'est pas du tout évident. Que la prière soit une chose heureuse, structurante, favorisant le bien-être de la société, pour moi ça ne permet en aucune façon de décider si la prière est valide ou non, si la prière est quelque chose qui vaut ou plutôt est quelque chose de vrai ! Car vrai vient avant valoir.

Une autre possibilité serait de prétendre faire une philosophie universelle de la prière. C'est ce que font les grands théologiens classiques qui distinguent prière "naturelle" et prière christique qu'ils appellent "surnaturelle". Et ce surnaturel-là paraît alors être l'universel. On aurait une définition de la prière qui vaudrait pour tout et partout, et il faudrait commencer par cette définition fondamentale parce que la plus large, la plus susceptible de porter les différences spécifiques, différences qu'on examinerait ensuite, après avoir déterminé le minimum de signification. Seulement, quand on procède par l'évocation de l'universel, on procède toujours par l'idée de l'universel d'un canton ! L'universel dont nous parlons c'est celui de l'Occident, il n'a rien à voir avec l'universel évangélique. Et en tout cas chaque canton a son idée d'universel si bien que l'universel est une question de point de vue.

J'ai appris qu'il y avait une série de conférences qui s'intitulaient : « Dépasser les frontières culturelles et religieuses ». C'est puéril ! D'abord « culturelles et religieuses » déjà ça n'a de sens qu'à l'intérieur d'une frontière parce que les concepts de culture et de religion sont des concepts occidentaux, point ! Et ensuite « dépasser les frontières » pourquoi ? La frontière est nécessaire, elle n'est pas simplement le lieu à l'encontre de quoi l'on va, c'est aussi le lieu où l'on se rencontre. Pour parler dans les bons mots, la frontière ce n'est pas simplement le lieu des hostilités, c'est aussi le lieu de l'hospitalité. Dépasser les frontières ce serait tomber dans l'indéfinité, dans l'insignifiant sous ce rapport. Il faut introduire une méditation importante sur ce que veut dire frontière, voyez-vous. Ce qui fait la rencontre ce n'est pas nécessairement « à l'encontre de ». Il y va du "front", mais le front n'est pas simplement fait pour s'affronter. « Sans frontières » c'est d'un puéril incroyable, c'est le triomphe du pseudo-universel de l'Occident. C'est irrecevable.

Dans une des prochaines rencontres, au lieu de partir d'un certain universel soit socio-psychologique, soit philosophique en général, ou autres, nous irons, au contraire, au plus apparemment singulier, au plus cantonal : nous verrons la prière du Christ lui-même et des siens. C'est pour moi "le" chemin pour entendre la prière de façon authentiquement universelle, chemin qui reste à parcourir.

Donc ceci c'était pour situer à la fois notre direction et notre point de départ.



[1] Vous avez ici la transcription de la première rencontre sur le thème de la prière, à saint-Bernard de Montparnasse en octobre 2002. Le thème de l'année précédente était celui du "Je christique", le thème de la prière continuait la réflexion en se préoccupant du "tu"

[2] Les réponses de participants ne figurent pas ici, elles sont résumées dans la reprise de J-M Martin. .

[3] Lamartine, Méditations poétiques. Titre du poème : Automne.

[4] Lamartine, Méditations poétiques.  Titre du poème : Le Lac.

[5] Verlaine, Sagesse, III, 6 (Messein, éditeur). Le ciel est par-dessus le toit…