Voici deux extraits de la session sur la Passion en saint Jean, session animée par Jean-Marie Martin (cf Qui est Jean-Marie Martin ?), ces extraits viennent de JEAN 18-19. La Passion. Chapitre V : Jean 19, 16-30. De la crucifixion à l'expiration. Une annexe donne le contexte proche qui forme une sorte de chiasme, avec une autre réflexion de J-M Martin à propos des versets 41-42 qui conerne Marie.

 

Jn 19, 25- 27 : A la croix

Marie mère et le disciple que Jésus aimait

 

« Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Traduction liturgique)

 

1) Première approche de la figure de Marie.

Jn 19 Marie et Jean à la croix

« 25Se tenaient près de la croix de Jésus : sa mère, et la sœur de sa mère,  Maria de Clopas et Maria la Magdaléenne. 26Jésus donc voyant sa mère et, se tenant auprès, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : “Femme voici ton fils”. 27Ensuite il dit au disciple : “Voici ta mère”. Et de cette heure le disciple la prit (la reçut) dans son propre. » (Traduction J-M Martin)

 

a) Les trois Marie[1].

► Pourquoi Jean signale-t-il la présence de Marie-mère au pied de la croix ? C'est le seul.

J-M M : On lit dans l'évangile de Philippe[2] : « Jésus avait trois Marie, Marie sa mère, Marie sa sœur (Marie de Béthanie) et Marie son épouse (Marie de Magadala) ».

Cela suppose deux niveaux de lecture, parce qu'on peut se poser des questions :

–  À quel titre Marie de Béthanie est-elle sœur de Jésus ? Elle est sœur de Lazare, elle n'est pas sœur de Jésus, mais elle est sœur de "Lazare que Jésus aimait".

–  À quel titre Marie de Magdala est-elle épouse de Jésus ? Elle est épouse de Jésus au sens où, dans un autre domaine, l'épître aux Hébreux dit que Jésus est prêtre : Jésus n'est pas historiquement un prêtre, mais il est fondamentalement prêtre. Jésus n'est pas historiquement le mari à la mairie de Marie de Magdala. Cependant il est dans la symbolique nuptiale par rapport à Marie de Magdala. En effet les structures fondamentales, qui sont antérieures aux structures syntaxiques, comme les structures de père et fils (ou mère et fils), de frères et sœurs, d'époux et épouse, ces structures-là sont tout à fait articulaires de la symbolique, c'est-à-dire de la vérité des choses, car c'est le lieu symbolique qui est le lieu vrai.

–  Et à quel titre Marie est-elle mère de Jésus ? La question nuptiale est facile à répondre pour Marie-Madeleine et Jésus : ça se tient dans l'ordre symbolique. Mais pour Marie, la mère de Jésus, est-ce dans l'ordre réel (elle est véritablement sa mère) ou est-ce dans l'ordre symbolique ? Elle est véritablement sa mère en un certain sens, mais ce n'est justement pas cela qui est important, c'est ce qui est noté dans le texte : ce qui importe c'est qu'elle soit mère dans le champ de l'écoute, c'est-à-dire dans le rapport au disciple : être disciple, c'est entendre. Nous sommes dans le rapport du maître au disciple qui est aussi un rapport fondamental.

Ce que je dis ici n'est pas décisif, mais ouvre une question de niveau de lecture de ces mots fondamentaux. Et peut-être que parfois il y a un passage qui se doit de récuser à un certain plan la maternité physique pour promouvoir la maternité spirituelle qui seule importe. Et cette récusation est peut-être dans l'apparente dureté de la distance aux Noces de Cana : « Qu'y a-t-il entre toi et moi » (Jn 2, 4). Il y a là tout un chemin de méditation, on a déjà traité de ces choses à propos de Cana puisque les deux textes se font pendant.

► C'est pour ça que dire “la mère” comme dans la traduction de sœur Jeanne d'Arc, et non “sa mère”, ça ouvre.

J-M M : Oui, bien que dans les langues grecques ou latines c'est un usage de ne pas mettre nécessairement l'adjectif possessif pour les proches (père, mère…).

L'autre petite difficulté qu'on rencontre souvent, c'est le mot de « Femme » qui paraît marquer de la distance. Mais c'est simplement à notre oreille, parce que dire “Femme” pour interpeller quelqu'un de proche n'a rien de distanciant dans ces langues-là. Elles supportent cette expression sans la sensibilité que nous y mettons dans notre propre langue.

b) La question de l'héritage : famille et disciples.

► Je suis frappé du fait que cet épisode de Marie à la croix  soit mentionné seulement dans l'évangile de Jean. Quel message veut-il apporter ?

J-M M : Je pense qu'on pourra esquisser une réponse. Nous avons ici une scène d'héritage, de legs, et l'évangile de Jean est l'évangile du disciple. Souvent j'ai fait des sessions sur maître et disciple chez Jean. C'est quelque chose de décisif.

En Jn 13, 23 : « Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus»[3]. Nous trouvons ici le terme du disciple, employé précisément comme disciple au sens fort… parce qu'il ne s'agit pas d'une particulière amitié et encore moins d'une amitié particulière entre Jésus et ce disciple. Cela signifie "le disciple par excellence" ; et l'évangile de Jean est l'évangile du disciple.

Le rapport maître / disciple est un rapport important. Or ce qui est en question ici, c'est de promouvoir l'héritage du côté du disciple.

Je fais une petite parenthèse qui passe par un détour historique – preuve que je ne suis pas toujours absolument méprisant à cet égard ! À mon avis il est hautement probable qu'il y a eu quelque chose comme un débat dans la succession et l'héritage de Jésus, pour savoir s'il revenait à la famille ou aux disciples de le conduire.

Il est remarquable que le débat entre famille ou disciples comme héritiers éventuels de Jésus se lise assez facilement dans l'épisode de Cana, là où il y a la mère de Jésus et ses frères, et ses disciples. Dans la famille il y aura le premier évêque de Jérusalem qui est cousin de Jésus.

On a la même chose à la mort de Mohamed (de Mahomet), ce qui crée à la fois le chiisme et le sunnisme. Et nos évangiles, qui sont tout de même largement faits à partir de documents mais ensuite traités dans des communautés différentes (les premières communautés), reflètent souvent une tentative de négociation, de mise en place réciproque des uns et des autres, dans la constitution d'une unité.

On voit bien que, chez Jean par exemple, il y a un grand débat implicite entre les Églises pétrines et les communautés johanniques : les comparaisons entre Pierre et Jean retracent probablement des choses de ce genre.

Ici dans l'évangile du disciple, il s'agit de promouvoir Marie non pas comme mère terrestre, mais dans sa maternité spirituelle, et de promouvoir le disciple comme disciple, c'est-à-dire Jean[4] par rapport à Pierre. Dans la course entre Pierre et Jean[5], par exemple, on donne à chacun ses qualités propres. Jean court plus vite, c'est vrai ! Il n'y a rien qui coure aussi vite que Jean. Pierre, au contraire, court vite mais pas longtemps : il est velléitaire, spontané, etc. Et Jean arrive le premier, mais il n'entre pas car Pierre a reçu une primauté. Donc il y a une négociation où on reconnaît à chacun une sorte de place et c'est même le débat dernier de l'évangile. Après la collation de la primauté à Pierre (le triple « Pais mes agneaux »), Pierre pose la question « Et à propos de lui, quoi ? » – lui, c'est le disciple que Jésus aimait qui est en train de marcher. Alors Jésus dit un autre mot qui est le verbe johannique caractéristique : demeurer. Les verbes sont intéressants à remarquer parce que, dans le cas de Pierre, il lui est dit « Suis-moi » (Pierre est dans “la suite”, ce qui est une des fonctions du disciple), mais, à propos de Jean, ce n'est pas le verbe suivre qui est employé, c'est le verbe demeurer : Jean demeure. On n'a pas assez réfléchi sur la signification de l'héritage, en suite et en succession, de la fonction pétrine. Mais que signifie dans l'Église la fonction de demeurer que représente Jean ? Je trouve que ce n'est pas faire de l'histoire pour l'histoire, cela, mais c'est lire le texte.

 

2) Nouvelle approche.

a) La figure de Marie aux Noces de Cana.

Nous avons déjà dit des choses sur ce passage. Nous savons qu'il est à lire en écho avec l'épisode des Noces de Cana au chapitre 2. Ce sont les deux seules mentions de Marie, l'une au début, l'autre à la fin.

Marie et Jésus aux Noces de Cana, détail codex EgbertJ'ai fait plusieurs sessions sur l'épisode de Cana[6], et quand on a beaucoup voyagé dans un texte, il est délicat d'y revenir en quelques mots, on ne sait pas trop que choisir. J'ai suggéré tout à l'heure certains éléments, c'est-à-dire que l'on part d'une relation apparemment distanciée – dont il ne faut pas exagérer le distanciement du reste : « Femme » n'est pas un mot distanciant par lui-même, mais l'expression « Quoi de toi à moi » (v. 4) est une expression qui marque une distance. À propos de quoi cela vient-il ? À propos de la réflexion que Marie fait sur le manque : « Le vin venant à manquer » (v 3). Nous sommes dans un épisode qui va du manque jusqu'à l'accomplissement du festin nuptial qui est eschatologique. Quand Jésus dit « Mon heure n'est pas encore venue » (v. 4), ça ne veut pas dire qu'elle viendra au chapitre 5 ou au chapitre 10. Elle n'est pas venue encore au début de l'épisode, mais la fin de l'épisode est l'accomplissement même de l'heure. Chaque épisode de Jean récite la totalité. Bien sûr le festin eschatologique, c'est l'heure pleinement accomplie.

Donc nous sommes ici dans un processus qui conduit du manque à l'accomplissement de la plénitude car c'est vraiment plein et abondant, l'abondance étant un trait de la messianité eschatologique. Or la mère de Jésus est ici celle qui perçoit le manque avant même qu'il soit révélé à tout le monde et aux convives. Percevoir le manque, c'est se rendre disponible à la plénitude. Celui qui ne confesse pas son manque ne peut en aucune façon être empli, puisqu'il se considère comme empli déjà. Donc la perception du manque est le commencement même de cet accomplissement qui va jusqu'à l'eschatologie. Or entendre le manque est probablement le principe même de ce qu'il en est d'entendre, car si je suis plein de moi, imbu, je n'entendrai jamais. Entendre est le trait du disciple.

En cela déjà, Marie est, de quelque manière, mère de l'écoute, mère de l'entendre, donc mère du disciple. Et si sa maternité ne se borne pas à être une maternité au sens banal du terme, si distance est prise avec cette simple considération, c'est pour retrouver une maternité plus originelle, plus fondamentale et ultime. C'est cette maternité qui s'exprime ici lorsqu'elle est dite mère du disciple, du disciple par excellence.

b) Marie mère de l'écoute dans les Synoptiques[7].

Ruth COUNCEL annonciationOr il se trouve que, dans un tout autre langage, cela consonne avec la méditation de Luc : Marie, qui savait entendre les paroles, qui recueille la parole de l'Ange, qui « médite ces choses dans son cœur » (Lc 2, 19), c'est un autre vocabulaire, mais ça se rejoint fondamentalement.

Ceci, du reste, comme très souvent chez Jean, commente l'équivalent d'un mot des Synoptiques (Mt 12, 46-50 ; Mc 3, 31-35 ; Lc 8, 19-21). Lorsque Jésus est en train de parler et qu'à la porte des gens arrivent, on vient dire à Jésus : « Il y a là ta mère, tes frères, etc. » et Jésus dit, en montrant la foule entrain de l'écouter : « Qui est ma mère, sinon celui qui accomplit la volonté… (chez Matthieu et Marc) ou qui entend la parole…  (chez Luc) » car c'est la même chose.

Et c'est ce qui est dit de Marie ici. C'est sa mère, bien sûr, la mère avec les frères… mais ce n'est pas à ce titre premièrement que Marie a sa dignité ultime. Elle a sa dignité ultime d'être la mère du disciple.

c) Précisions sur Jn 19, 25-27.

Marie et Jean à la croix, émail du XIIe s

► « À partir de cette heure, le disciple la prit chez lui » : quel est le sens de “cette heure” ? Est-ce l'heure de Jésus ?

J-M M : Ça a un sens plein, de toute façon, qui n'est pas simplement l'indication horlogère, chronologique. Mais c'est l'heure “à partir de quoi” : c'est à partir de la donation par Jésus de Marie comme “mère au titre de l'écoute”. Ce n'est pas l'heure de Jésus, c'est l'heure de Marie. Comme par exemple au chapitre 16, il y a l'heure de la femme. L'heure est toujours caractérisée, ce n'est jamais une heure chronologique : « La femme, quand son heure est venue… » 

► « Le disciple la reçut chez lui » : ça fait penser un peu à Joseph qui reçoit Marie.

J-M M : Ici le disciple la reçut “dans son propre” (ta idia). “Son propre”, c'est sa propre maison, son propre bien, son propre être. Le propre est un mot très important chez Jean. Le mien, le tien, le sien, le propre est le sens éminent de la propriété ; et ici, c'est l'être-propre.

► Pourquoi Jean ne nomme-t-il jamais Marie ? Cela a un sens ?

J-M M : Je ne l'avais jamais remarqué. L'important, c'est que “Maria” est lui aussi un nom de fonction, parce que si Jésus a trois Marie, ce n'est pas qu'il se trouve qu'il a effectivement trois Marie, c'est que Marie est le nom employé pour désigner les variantes mêmes de la féminité fondamentale. Il y a la féminité proprement dite, et il y a la maternité, la sororité et la nuptialité. Mais ça ne veut pas dire justement que les trois dernières déterminations épuisent la féminité. Ceci est très important. Ça se déploie, mais chacun des déploiements n'épuise pas[8].

► Tu parlais de dignité. J'ai l'impression que chaque fois que Jésus parle avec une femme, il lui rend sa dignité, sa dignité de fille de Dieu.

J-M M : Oui. C'est évident pour la Samaritaine, pour la femme adultère, pour Marie-Madeleine… De toute façon c'est vrai pour les hommes aussi.

La réflexion est intéressante, elle est la signification même du rapport à Jésus : identifier Jésus, c'est se ré-identifier soi-même, c'est recevoir une nouvelle identification de soi-même. Ça passe par la Samaritaine qui est provoquée à se ré-identifier, à s'avouer, à se reconnaître[9] ; ça passe surtout par Marie-Madeleine qui, parce qu'elle est identifiée par son nom propre, Mariam, peut voir et peut dire « J'ai vu le Seigneur » (Jn 20, 18), donc identifier Jésus[10]. Identifier Jésus, le connaître mieux, c'est se connaître mieux et se recevoir autrement.

 

ANNEXE

Situation des versets 25-27 dans le contexte proche du chapitre 19.

 (Ceci s'inspire de ce qui figure chez Annie Jaubert, Approches de l'évangile de Jean, éd. du Seuil 1976, p.72)

v. 14 c'est la Préparation de la Pâque. "Voici votre roi".
v. 16b-18 : Jésus élevé en croix "au milieu" de 2 autres, au lieu-dit du Crâne ;

   v. 19-22 : Jésus "roi des Judéens" d'après l'écriteau sur la croix ;

       v. 23-24 : scène avec les soldats (partage des vêtements, tunique non coupée). Écriture accomplie ;

            v. 25-27 : Jésus remet sa mère au disciple qui la reçoit.

            v. 28-30 : Jésus meurt et livre (remet) son Esprit. Écriture accomplie.

       v. 31-37 : scène avec les soldats : le roi transpercé (il sort sang et eau). Écriture accomplie.

   v. 38-40 : Jésus descendu de croix ; myrrhe et aloès (allusion à un psaume royal, le psaume 45 (44)) ;

v. 41-42 : à cause de la Préparation, Jésus est mis dans un tombeau situé dans le jardin du lieu où il a été mis en croix.

==> On peut presque y voir un schéma en chiasme où les versets 25-30 forment le centre, c'est dire leur importance..

 

Et voici une réflexion de Jean-Marie Martin à propos des versets 41-42, elle est extraite de JEAN 18-19. La Passion. Chapitre VII : Jn 19, 38-42 et Jn 12, 1-7. L'ensevelissement de la même session.

«  41Il y avait, dans le lieu où il fut crucifié, un jardin, et dans le jardin un tombeau neuf, dans lequel personne n'avait encore été posé. 42Là donc, à cause de la Préparation des Judéens, puisque le tombeau était proche, ils posèrent Jésus. »

Quelqu'un a posé la question de savoir s'il y a un rapport entre le tombeau neuf où on a posé le corps de Jésus et “la naissance virginale de Jésus”. J'ai d'abord dit que ce serait audacieux de prétendre que c'est dans le texte. Cependant ce n'est pas en soi une réflexion insignifiante. Il y va de la maternité, c'est-à-dire de la terre mère. Il y a une symbolique de la terre, de la terre vierge qui est le lieu des naissances et des morts. Et c'est attesté explicitement chez les Pères de l'Église (pas dans notre texte) : ils font ce rapprochement, la virginité et la nouveauté de part et d'autre, la terre étant comme mère le lieu des naissances et aussi des ensevelissements. C'est une très vieille tradition, ré-assumée sans doute du côté de la figure de la mère par excellence. L'épisode de la mère, nous l'avons vu aux versets 25 à 28, et Marie n'est pas nommée par son nom mais par son titre de mère. Elle est la mère du disciple, donc la mère de l'écoute puisque Jean est le disciple par excellence. Que soient soupçonnables positivement un certain nombre de rapports de ce genre, ce n'est pas totalement exclu. Cependant nous n'affirmons pas que c'est clairement de la volonté même de ce texte. On peut le méditer mais n'entendons pas cela d'emblée avec certitude. La nouveauté est un mot propre retenu dans notre Nouveau Testament pour dire la résurrection. La résurrection c'est la nouveauté, c'est ce qui vient.



[1] Ceci est traité plus longuement dans "L'Exégèse de l'âme", les figures féminines en st Jean.

[2] L'évangile de Philippe est un apocryphe, il fait partie de la bibliothèque de textes en copte découverts à Nag Hammadi en Égypte. J-M Martin s'y réfère car cet évangile 'est mis au compte d'un commentateur qui donne des réflexions, des principes de lecture sur des thèmes scripturaires, c'est très précieux pour lire saint Jean. Quelques extraits figurent sur le blog : Le thème de la chambre nuptiale dans l'évangile de Philippe..

[3] Ce passage est extrait du cycle de rencontre que J-M Martin a faites au Forum 104, dont la transcription figure sur le blog dans le tag MAÎTRE-DISCIPLE.

[4] Je continue à dire que ce disciple est “Jean” bien qu'un certain nombre d'exégètes se soient posé la question de savoir si “le disciple que Jésus aimait” désignait Jean ou Lazare puisque Jésus aimait Lazare (d'après Jn 11,3). Je garde pour moi la figure de Jean, étant donné que l'auteur de notre évangile n'est pas un seul individu mais une école johannique probablement ; c'est même plus intéressant comme cela, elle est sous le patronage de la figure de Jean précisément comme disciple (J-M Martin, cycle Maitre-disciple).

[5] Il s'agit de la course au tombeau vide

[6] La transcription de la session sur les Noces de Cana qui a eu lieu à Versailles est sur le blog au tag  JEAN 2. CANA.