Les mots Dieu, Père et Tout-puissant qui sont dans le Credo demandent à être entendus d'après l'Évangile. Or dans l'Évangile ce sont des mots qui se réfèrent essentiellement à la Résurrection, mais que veut dire ressusciter ? C'est ce que développe ici Jean-Marie Martin (cf Qui est Jean-Marie Martin ? ) dans le cadre des rencontres qu'il a animées sur le Notre Père en 2003-2004. Plusieurs notes ont été ajoutées par rapport à la transcription de ces rencontres qui figure sur le blog.

 

Entendre les mots Dieu Père Tout-puissant

à partir de la Résurrection

 

 

Lors de notre première séance nous avions évoqué l'usage, un peu métaphorique et très ancien, de désigner l'artisan du monde comme le Pater tou kosmou, le Père du monde. C'est une expression stoïcienne contemporaine de l'époque de Jésus-Christ et même antérieure. Bien sûr, dans le Notre Père, ce mot de Père ne sert pas de métaphore pour désigner la cause du monde, ou ce qui est considéré, soit de façon immanente, soit de façon transcendante, commeposantle monde, ce que nous appelons la création.

Main de Dieu, XIIe sOccasion de rappeler les trois moments qui sont énumérés dans le Credo : « Je crois en Dieu le Père tout-puissant créateur du ciel et de la terre ».

  • premièrement : Père,
  • deuxièmement : pantokratôr (roi de la totalité), ce qu'on traduit par "tout puissant"[1],
  • troisièmement : créateur.

Cette distinction est très importante, de même que l'ordre des trois termes, parce que nous n'avons retenu en Occident que le troisième pour en faire le premier : le créateur. Et du mot créateur, nous avons gardé un concept et une image : le concept, c'est celui de cause efficiente, celui qui fait ; et l'image, c'est, dans le meilleur des cas, l'artisan. Toute notre idée de Dieu est fondée sur ce concept et cette image. Or ce n'est pas ce sur quoi se fonde la signification du mot de Dieu.

 

●   Dans le mot Père il y a la Résurrection[2].

C'est donc le Père qui est mis en premier, cette donation d'engendrement. Mais si je confesse le Père, c'est parce que je reconnais le Fils, car, s'il n'y a pas de fils sans père, il n'y a pas non plus de père sans fils. Autrement dit, comme Fils signifie Ressuscité, dans le mot de Père il y a la résurrection. Le cœur du Credo est déjà là, dans le mot même de Père, ça ne dit pas autre chose.

 

1) Dieu et Tout-puissant.

a) Le mot dieu.

Le mot "dieu" est un nom commun, qui se met au pluriel, du reste comme le mot de père. Pour le mot "père" on le sait, mais pour le mot "dieu", on ne le sait pas nécessairement. En effet il est précisé « Je crois en un seul dieu » dans le Credo de Nicée-Constantinople, qui est plus élaboré que le Credo appelé Symbole des apôtres : « Je crois en un seul Dieu le Père tout-puissant créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible… »

Cependant, un seul aussi est sujet à question. C'est un mot qui a été gardé mais qui a changé de sens. D'abord, "un seul dieu" a signifié un seul et non pas de multiples dieux, comme dans le polythéisme. Ensuite, cela a signifié un seul dieu et non pas deux dieux, c'est-à-dire le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ d'une part, et le dieu fabricateur du monde d'autre part, ou le dieu bon et le dieu mauvais. Ce sont des variantes de pensée qui ont cours au long du second siècle. Et ensuite, cela a signifié un seul dieu et non pas trois lorsque sont  apparus les problèmes trinitaires où distinction est faite entre Père, Fils et Esprit. Jamais on n’accepte de dire que cela constitue trois dieux. Il n'y a qu'un dieu. Vous voyez que le même mot, un seul, rassemble tous ces sens.

Parenthèse linguistique et sémantique.

Le mot de dieu, c'est un mot latin magnifique. N'importe qui peut dire : « Je crois en dieu » lorsque, le matin, il se lève et qu'il fait jour. Dieu a pour racine : dies, le mot jour en latin. On peut même saluer le jour si on en a le cœur. On a des traces de dies dans le nom des jours : lundi, mardi…, y compris le dimanche. Le mot dies est un mot qui a double dimension, spatiale et temporelle : spatiale au sens de qualité d'espace, c'est-à-dire la lumière, le jour par opposition à la nuit ; et temporelle évidemment.

Bien sûr, dans l'Évangile, le mot "jour" n'est pas pris au sens simplement usuel de ce que nous appelons les jours, mais il garde une double signification, spatiale et temporelle. Quand Jésus dit : "mon jour", ce n'est pas un jour parmi les jours. Mon jour est l'essence du jour, pour parler comme nous, ce qui lui permet de dire mon jour pour dire moi-même. Selon le même principe, mon âme, ma psychê, mon pneuma, en langage hébraïque, signifie moi-même. Mais 'le jour' a également une signification eschatologique, comme dans : le jour du Seigneur.

Cela n'empêche pas Paul d'utiliser les jours, dans un pluriel sans doute de dispersion, pour dire : « Les jours sont mauvais." C'est l'indication de ce que, chez les Anciens, il y a des jours fastes et des jours néfastes. Les jours sont qualifiés. Ils ne sont pas simplement alignés quantitativement les uns après les autres. Ceci se trouve également dans la différence bien connue entre kaïros, la saison ou l'opportunité, et chronos, qui est plutôt du côté de ce qui deviendra la chronologie.

La saison nous ramène essentiellement aux équinoxes et aux solstices, d'une part, qui sont des considérations solaires, et aux lunaisons, d'autre part, qui sont des considérations lunaires. Il s'ensuit que, pour comprendre le mot ciel, il faut bien entendre la Genèse : au quatrième jour sont créés les luminaires et les étoiles pour être "signes et mesure des temps". La voûte stellaire est une sorte de texte qui comporte des signes. À ceux qui ont trait au soleil correspondent précisément les saisons, c'est-à-dire le temps de semer et le temps de récolter. La semaille et la récolte précèdent l'idée de temps.

Le mot "dieu" a certes un sens et cependant il n'est pas dans l'énumération ternaire du Credo que je viens de faire. Il a un sens, j'insiste sur ce point, et je ne précise pas lequel encore, dans le Nouveau Testament proprement dit. Nous n'oublions pas que, chez Jean, Jésus dit à Marie-Madeleine : « Va vers mes frères et dis-leur : “Je monte vers mon Père qui est votre Père et mon Dieu qui est votre Dieu» (Jn 20, 17). Pourquoi ces deux mots ?

b)  Le titre de pantokratôr (tout-puissant…).

Christ Pantocrator, peinture romanePrenons maintenant la deuxième mention du Credo qui vient après "Père" : pantokratôr, celui qui règne sur la totalité[3]. Cette expression peut nous paraître bizarre et, cependant, c'est la réponse à la question porteuse de l'Évangile. Cette question est « Qui règne ? », c'est-à-dire : sous la dominance de quoi sommes-nous ? Nous sommes nativement sous la dominance de la mort et du meurtre. L'annonce de la résurrection, donc l'annonce essentielle de l'Évangile, c'est d'ouvrir un espace qui soit sous la dominance de la vie et de l'agapê.

Ce mot, pantokratôr, gène beaucoup d'entre nous. « Je crois en Dieu, le Père tout puissant créateur…" On ne sait pas, du reste, si c'est le Père qui est tout puissant ou si le tout puissant est créateur ! Or, tout puissant, ici, n'est pas un adjectif. Tout puissant, c'est le pantokratôr qui dit la fonction suscitante, la fonction éveillante de Dieu, la fonction qui ouvre à l'espace nouveau. Nous verrons par la suite qu'il s'agit du règne de Dieu : « Que ton règne vienne ». Cela va se déployer dans le Notre Père.

●   Se demander « qui règne ? » plutôt que « qui a fabriqué le monde ? »[4]

Tout le monde sait que le verbe régner est une des dénominations essentielles de Jésus. Et peut-être que l’une des questions les plus fondamentales de l'Évangile est la question « qui règne ? » plutôt que la question sur la création : « qui a fabriqué le monde ? ». C'est la question : sous le régime (le règne) de quoi sommes-nous ? Réponse : nous sommes nativement sous le régime de la mort, de l'avoir à mourir. La résurrection du Christ est une traversée de la mort, qu'il n'accomplit pas pour lui seul mais pour la totalité de l'humanité. 

Que veut dire traversée de la mort, que veut dire résurrection ? Nous restons, pour l'instant, dans des indications dont nous apercevons qu’elles sont tout à fait essentielles. En même temps, il ne faut pas nous hâter de mettre la main sur ces mots-là, ou de prétendre les circonscrire ou en détenir le sens. Il y a là une prodigieuse ouverture, une prodigieuse invitation, une invitation à fréquenter l'insu de Dieu qui a rapport avec l'insu de nous-mêmes : nous ne nous savons pas, Dieu merci ! Notre avoir-à-être ne se mesure pas à l'idée que nous avons de notre être. C'est pourquoi nous restons à entendre la parole qui nous le dit, mais cet entendre-là est toujours attendre, et non pas posséder.

 

●   Parenthèse sur le mot créateur.

Nous laisserons la mention de "créateur" de côté[5]. Nous savons qu'il y a quelque chose à penser de ce côté-là mais ce sera sous la dominance des deux premières dénominations. Ce sera aussi dans la référence à l'événement fondateur et à l'annonce fondatrice de cet événement qui est la Résurrection, car Dieu ne se pense pas, dans l'Évangile, à partir d'ailleurs qu'à partir de là. C'est une différence considérable d'avec tout ce que nous avons pensé sur Dieu dans le champ de la théologie, et même dans celui de la philosophie, que ce soit pour l'affirmer ou pour le nier. De toute façon, affirmer ou nier, c'est le même concept résiduel dans les deux cas, mais ce n'est pas cela qui est en question premièrement.

 

2) À partir d'où penser le mot "Père" ? (Jn 17, 1-2)[6]

Pour aller plus loin, il s'agit de nous demander à partir d'où il faut penser le mot "Père".

D'où surgit la mention du Père, et aussi la capacité pour l'homme de dire Père à cela qui se nomme Père ? De la théophanie constitutive de l'Évangile qu’est la Résurrection.

Jésus en prière

●   Le Père est ce vers quoi se tourne le Fils dans sa dimension de résurrection.

La prière du chapitre 17 de Jean, à laquelle je faisais allusion tout à l'heure, commence par : « Levant les yeux vers le ciel, Jésus dit : “Père, l'heure est venue, glorifie ton Fils ce qui est que le Fils te glorifie”». Nous savons que la gloire est un des noms de la résurrection, aussi « Glorifie ton Fils » signifie : « que la Résurrection me manifeste comme ton Fils », et c'est la même chose que « le Fils te glorifie comme Père». Autrement dit, lorsque Jésus est manifesté comme Fils, du même coup se manifeste le Père. Il est Père, non pas pour dire métaphoriquement la création, mais précisément, pour dire ce vers quoi se tourne Jésus dans sa dimension de résurrection. C'est là le fondement de l'Évangile et du même coup le fondement du sens que le mot même de "Dieu" et éventuellement le mot de "créateur" prendront par la suite. Tout est fondé dans ce lieu sourciel.

Bien sûr, tous ces mots préexistent dans l'Ancien Testament, mais les mots de l'Ancien Testament qui sont assumés par le Nouveau sont refondus au feu de la Résurrection qui est l'Évangile tout court. Cela, nous l'avons dit à chaque fois.

Baptême et Cène, bois polychrome de Saint-Martin à Sées

●   La double relation du Fils un.

Nous avons eu l’occasion de dire que le Baptême du Christ était la célébration de l'épiphanie essentielle qu'est la Résurrection, et qu'y résonnait le mot venu du ciel : « Tu es mon fils ». C'est là l'ouverture des cieux à la terre, l'ouverture de l'Évangile, le commencement de l'Évangile au sens éminent du terme. Saint Jean commente ceci à travers deux mots : le Monogénês (le Fils un), et les tekna, les multiples enfants de Dieu, c'est-à-dire les hommes, la multitude des hommes. Le Fils est le monos dans son rapport à la multitude des hommes. Jésus n'est jamais quelqu'un en dehors de sa relation au Père et de sa charge des frères, de sa charge de l'humanité.

Reprenons : « Père… glorifie ton Fils, ce qui est que le Fils te glorifie, 2selon que tu lui as donné d'être l'accomplissement de la totalité de l'humanité. » Nous aurons toujours :

  • d'une part cette relation première, constitutive,  la relation verticale Père-Fils
  • d'autre part, la relation d'ampleur, celle du Fils Un « tenant dans ses mains » (Jn 13, 3) et ramenant la totalité des enfants multiples, les dispersés.

Nous avons là une structure fondamentale qui, du reste, s'inscrit dans la posture même du signe de la Croix :

  • Au nom du Père et du Fils: la verticalité ;
  • et du Saint-Esprit : la diffusion du Fils dans l'humanité, dans l'horizontalité.

Je ne connais pas bien l'histoire concrète de la pratique de la signation,  du signe de la croix sur le corps. Il faudrait faire une recherche sur le sujet. Historiquement, je ne sais pas comment le situer.  Mais c'est très intéressant du point de vue de la posture. Cela a du reste à voir avec l'Orant, une des premières figurations de Jésus ou de l'humanité relevée en Jésus : la position debout avec l'extension des mains. Il y a là une sorte de figuration de ce à quoi le Notre Père se propose de nous configurer le cœur et le corps, quelque chose qui dit les extensions premières, les extensions essentielles de Dieu et de l'homme.[7]

 

3)   Deux remarques.

a) À partir d'où penser la paternité ?

Main de Dieu, détail icôneJe vous ai déjà dit qu'il ne faut pas partir des images ou des idées que suscitent chez nous les emplois du mot "père" pour, métaphoriquement et de façon épurée, les appliquer à Dieu. Nous serions ici dans un mouvement ascensionnel qui nous ferait partir des données empiriques en les raréfiant, en les sublimant. Ce n'est pas du tout ce sens-là. Au contraire, ce n'est pas parce qu'il y a des pères que je peux appeler Dieu "Père", mais c'est parce qu'il y a quelque chose comme de la paternité en Dieu qu'il y a, de façon dégradée, des pères dans le monde. Nous sommes dans un  mouvement descendant et c'est la condition d’une pensée symbolique, qui, en cela, se distingue du sens usuel que nous donnons au signe[8]. Le signe nous fait aller d'une chose bien connue vers une chose non-connue. Ici, au contraire, nous partons d'une chose non-connue pour nous aider à relire ce que nous croyons connaître.

b) Le lieu du Père : "dans le ciel", c'est-à-dire "dans le secret".

Il ne faut pas oublier que "père" signifie en premier "secret", secret comme la semence est secrète. Tout le fils est d'abord dans la semence, mais de façon secrète.

Le Père, c'est le lieu de : tu ne sais et tu ne vois, n'oublions pas cela[9]. Et cela a un rapport de sens très étroit avec « Notre Père qui es aux cieux ». Dans le contexte, saint Matthieu dit : « 6Quand tu pries, entre dans ta chambre intérieure et fermant ta porte prie ton Père qui est dans le secret (én tôi cruptôi) 9Ainsi donc, priez “Notre Père qui est dans les cieux…” » (Mt 6, 6). Ah ! "dans les cieux" signifie "dans le secret".

C'est un des aspects de la signification du rapport ciel-terre qui va nous amener très loin lorsque nous serons occupés à l'examiner à propos de la mention "comme au ciel aussi sur la terre". Une symbolique authentique du rapport ciel-terre est bien plus éloignée de nous que l'étoile la plus éloignée ne l'est de notre terre.



[1] En grec pantokratôr vient de pan (tout) et kratos (puissance). Dans la Septante, la traduction de l'Ancien Testament en grec, le mot pantokratôr traduit les mots hébreux Shaddaï (ou El Shaddaï) et YHWH çebaôt, mais pas exclusivement. D'après une note de La Bible de Jérusalem : « la traduction commune "Dieu Tout-Puissant" est inexacte. Le sens de Shaddaï  est incertain ; on a proposé "Dieu de la Montagne", d'après l'akkadien shadû; il serait préférable de comprendre "Dieu de la Steppe" d'après l'hébreu sadeh (champ, plaine) et un autre sens du mot akkadien. Ce serait une appellation divine apportée de Haute Mésopotamie par les ancêtres.» YHWH çebaôt signifie litt. "YHWH des armées", mais est-ce les armées célestes (les anges), ou les astres? Et au Ve siècle saint Jérôme traduit pantokratôr par omnipotens (tout-puissant). Dans l'édition 2010 de la TOB, YHWH çebaôt est traduit par «le Seigneur de l’univers» ; Shaddaï fait l'objet d'une simple transcription: «Je suis Dieu, Shaddaï» (Gn 17,1) ; et le mot Pantokratôr, qui se trouve dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament, est traduit par le Souverain (au lieu de tout-puissant).

[2] Ce paragraphe vient d'un autre chapitre de la transcription du Notre Père.

[3] Sur les icônes ou peintures, le Christ Pantocrator est en général représenté assis sur un trône de gloire, un Évangile dans la main gauche et la main droite esquissant un geste de bénédiction, assez souvent deux doigts sont presque tendus et trois autres se rejoignent presque.

[4] Cette partie vient du chapitre : NOTRE PÈRE. Chapitre V. Vienne ton règne. Les deux règnes (ou les deux espaces régis) sont traités dans "Ce monde-ci" / "le monde qui vient" : espace régi par mort et meurtre / espace régi par vie et agapê.

[5] Cette mention est étudiée dans Dieu est "créateur du ciel et de la terre", qu'est-ce que ça veut dire ? La première pensée chrétienne sur le démiurge . On peut se poser la question de l'ordre des mentions Père, Tout-Puissant, Créateur en réfléchissant à partir du Credo, mais de toute façon  ce texte est une production des premières Églises, ce n'est pas un texte proprement biblique, donc il n'a pas la même autorité.

[6] À noter qu'à l'époque de Jésus, l'expression "Père des cieux" est employée dans le cadre d'une distinction ciel/terre. Par exemple dans le Talmud de Babylone (Yoma 76a), Rabbi Siméon ben Yôhay  (milieu du IIe siècle après JC) oppose un roi terrestre qu'il qualifie de “un roi de chair et de sang”, et le Père céleste qu'il qualifie de “leur Père qui est dans les cieux”.

Ici ne sont abordés que les versets 1et 2 de Jn 17. Pour le reste voir NOTRE PÈRE. Chapitre XI. Le Notre Père à la lumière de Jn 17, 1-19.

[7] Cf par exemple La croix dressée, méditation à partir d'Odes de Salomon. Se laisser configurer.. Une transcription de la retraite qui a eu lieu sur Le Signe de croix paraîtra un jour sur le blog.