L'épître aux Romains est la plus importante des épîtres de Paul. Elle aurait été écrite en 57-58, donc bien avant les évangiles. Elle est d'accès difficile. Les exégètes en proposent des plans différents en la considérant presque comme une écriture de type dissertation. Jean-Marie Martin préfère la considérer comme une écriture de type musical ou poétique. Lorsqu'il animait tous les quinze jours une soirée à Saint-Bernard de Montparnasse dans les années 1994 (Cf. Qui est Jean-Marie Martin ?) il en a entrepris la lecture suivie. Figurent ici des extraits de deux séances d'avril 1994.

En fin de message figure la liste des messages contenant un commentaire de certains passages par J-M Martin 

 

 

Trame de l'épître aux Romains

Éléments rythmiques, thèmes essentiels, thème matriciel…

 

 

Je vais vous donner une indication sur la façon de lire l'épître aux Romains. Il existe bien sûr, chez les exégètes, des tentatives de dire le plan de cette épître ! Ce n'est jamais exactement le même suivant les auteurs et c'est une attestation du fait qu'il est tout à fait vain que de s'enquérir du plan de l'épître aux Romains. Ça ne veut pas dire que c'est écrit dans le désordre. Le texte a une cohérence propre, et je vais vous montrer ce qui fait la trame de son écriture.

 

1) Six objections qui sont aussi six éléments rythmiques de l'épître aux Romains.

La pensée de Paul a suscité chez ses contemporains un certain nombre d'objections. Et Paul passe près de la moitié de son épître à résoudre, ou du moins à répondre à ces objections et aussi à celles qu'il se fait à lui-même.

Je vais énumérer de façon provisoire et un peu schématique les difficultés que Paul va se faire tout au long de son épître aux Romains. Elles sont presque toutes annoncées à la fin du chapitre 3 qui est un chapitre de transition, mais elles sont dans un ordre approximatif. Elles vont constamment revenir et donc faire le tissu même du texte, l'attache de tous les éléments du texte. Ce ne sont pas les motifs de fond mais c'est ce qui fait la trame de son écriture. Ce sont six éléments qui mettent en marche l'ensemble du texte de l'épître, à savoir des objections que Paul se fait ou qu'on lui fait par rapport à l'essentiel de sa pensée. Donc à ce titre-là c'est très intéressant puisque c'est aussi une façon de confirmer l'essentiel de sa pensée.

 

Les six objections.

1/ Deux objections concernent Dieu :

a. Est-ce que Dieu est infidèle ? En effet tout ce qui était des promesses faites aux juifs, cela a l'air d'être caduc dans la pensée de Paul : il a donné la loi aux juifs et voici que cette loi n'est plus ce qui sauve, que le salut se fait pour tous indépendamment de la loi (ch 3)

b. Est-ce que Dieu est injuste (ou arbitraire) ? Cette question concerne par exemple l'injustice qu'il y a à punir quelqu'un qui est censément disposé à faire quelque chose qui finalement sert à la gloire de Dieu (ceci se trouvera surtout aux ch 9 et 11 qui sont les chapitres qui traitent de la situation des Juifs). Autre exemple à propos de la gratuité de la foi : s'il dépend de sa donation que nous entendions ou n'entendions pas la parole qui libère, Dieu serait-il injuste ? Le problème, finalement est celui-ci : si Dieu ne sauve pas en vertu des mérites, il ne peut sauver qu'en vertu de l'arbitraire, il donne sa grâce à qui il lui plaît.

À ces deux objections Paul répond : “Pas du tout”, et ça donne lieu à un certain développement.

2/ Deux objections concernent le péché ou l'action humaine.

a. Le péché est-il indifférent ? Nous sommes sauvés par grâce, et donc le fait que nous soyons justifiés (réajustés) ne dépend pas de notre attitude, de notre initiative, donc de notre culpabilité. Cela ouvre à une pensée de type libertaire : le péché est sans importance ou même, le péché est bon.

b. Est-ce que le péché n'est pas conseillé par Paul ? En effet, ce qui définit la grâce, c'est qu'elle n'est pas selon le critère de notre justice, c'est qu'elle est donc en surplus, qu'elle surabonde. Et d'après Paul, l'abondance du péché "conditionne" la surabondance qui constitue le concept même de grâce. En fait, ce n'est pas seulement une objection que Paul fait, c'est une objection qu'on lui fait : « Certains calomnient et disent que nous prétendons qu'il faut faire le mal pour que vienne le bien (Rm 3, 8). Ici joue la compréhension du "afin que" qui ne désigne pas une proposition finale, et le fait que la pensée de l'Evangile n'est pas une pensée stratégique, ce qui redit la même chose. Dieu n'est pas quelqu'un qui calcule des moyens pour des fins.

3/ Deux objections tournent autour de la loi.

a. Est-ce que la loi est inutile, et donc lui obéir est inutile ? En effet c'est la grâce et la foi qui justifient comme il est dit à la fin de Rm 3. Si l'ajustement (la justification) de l'homme se fait par l'écoute d'une parole, un ajustement qui soit par la foi et qui ne soit pas par la loi, alors nous détruisons la loi (la loi de Moïse). Paul va répondre "Pas du tout", et c'est ce qui va ouvrir le chapitre 4. Attention le mot "loi" va avoir 3 sens un peu différents dans ces versets. : si le mot est pris au sens désignatif, c'est alors la loi de Moïse mais elle peut être interprétée en deux sens : soit au sens positif d'Ecriture (et tout l'Evangile est selon l'Ecriture) soit au sens de législation (et tout l'Evangile est une dénonciation de la loi comme législation car la loi m'institue dans le droit et le devoir) ; mais le mot peut être pris au sens fonctionnel d'avoir la loi sur, c'est-à-dire régir, et cela dit cette subordination fondamentale qui peut s'appeler loi, qui peut s'appeler servitude : la loi de nos membres : la loi de l'Esprit.

b. Ou même, est-ce que la loi est mauvaise ? En effet, selon un certain nombre d'expressions de Paul, elle est quelque chose comme "l'instrument du péché".

 

Il y a donc une espèce de rythmique qui fournit comme la trame de toute l'épître aux Romains, à savoir ces objections que l'on peut faire à la parole fondamentale de Paul qui est une parole paradoxale. Et quand je dis qu'elle est paradoxale, je veux dire qu'elle est paradoxale même pour les bons chrétiens de tous les siècles.

Ces objections pèsent lourd, mais de les penser est le seul chemin qui ouvre à penser Dieu en dehors ou autrement que ce que le mot Dieu spontanément évoque chez nous.

J'ai déjà signalé deux choses qui sont à méditer :

  • la pensée du "afin que". Nous avons assez dit, à propos de Paul et à propos de Jean déjà que hina grec qu'on traduit par "afin que" n'est pas final, de même que ce qu'on traduit par "parce que" n'est pas causal, de même que le "si" n'est pas conditionnel. Mais alors, comment penser cet "afin que" d'une façon qui ne soit pas finale ?
  • le fait que la pensée de l'Évangile n'est pas une pensée stratégique. Cela redit la même chose d'ailleurs.

Au fond, ces textes sont ce qui peut détruire en nous l'idée de Dieu comme quelqu'un qui calcule des moyens pour des fins. Mais alors le fameux "plan de Dieu" qui est prétendument scripturaire s'écrase.

Nous avons suffisamment travaillé dans d'autres lieux ou à d'autres moments sur cette idée qu'il ne fallait pas penser Dieu à partir de "celui qui a fait tout ça" c'est-à-dire "cause efficiente". Ici, c'est la cause finale qui est touchée.

La décrispation conduira à une véritable redécouverte de ce que veut dire le mot Dieu. C'est en ce sens que ce texte est infiniment précieux.

 

Remarque. À ces objections de Paul j'en ajoute un autre, qui est la nôtre mais attention ça ne fait pas conflit chez Paul, ça ne fait conflit qu'en Occident. C'est toute la thématique de la grâce divine ou bien l'initiative de la liberté humaine. Cette question a couru depuis Pélage jusqu'à naguère ; aujourd'hui on n'en parle plus mais ce n'est pas résolu, et c'est un problème tout à fait fondamental.

 

2) La tonalité fondamentale.

D'autre part nous avons entendu également dans ce chapitre 3 quelque chose que j'appellerai la tonalité fondamentale du texte. C'est plus qu'un thème. On pourrait dire que l'épître aux Romains est une pièce en voix majeure. Cela veut dire quoi ? C'est ce que j'ai appelé la tonalité comme disposition fondamentale qui constitue l'essence d'une parole et aussi, corrélativement, l'essence de l'écoutant s'il veut être dans l'accord avec la parole. Et ça, c'est bien la question fondamentale que pose Paul. En effet, si nous lui posons des questions sur la liberté humaine, sur l'initiative divine dans la grâce, ce n'est pas son sujet. Son sujet est : comment entendre la qualité propre, la tonalité propre de la parole de l'Evangile ?

Négativement, ce n'est pas une parole de loi, ce n'est pas une parole de violence (de chantage, de menace … les multiples formes de violence), mais alors qu'est-ce que c'est ? Comment bien entendre, comment être bien ajusté à l'écoute de cette parole qui nous ajuste, qui nous justifie – puisque entendre justifie ? Et ça, c'est ce qu'il annonce clairement dans ce chapitre 3 : « 21Mais maintenant, en dehors de la loi, l'ajustement (la justification) de Dieu a été manifesté, témoigné par la loi et les prophètes, 22ajustement de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Car il n'y a point de différence. 23En effet tous ont péché –  c'était le thème des deux premiers chapitres : au chapitres 1 les nations et au chapitre 2 les juifs ; tous sont nativement dans le péché et ce n'est pas exactement le péché d'exister – et sont privés de la gloire de Dieu – c'est-à-dire de la présence accomplissante de Dieu –  24et sont ajustés (justifiés) par donation par sa grâce à travers la délivrance (apolutrosis) qui est dans le Christ Jésus. 25C'est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être propitiation – nous mettant sous un regard propice – par le moyen de la foi, afin de montrer sa justice, du fait qu'il avait laissé impunis les péchés d'autrefois... » Ici interviennent les termes par lesquels l'activité salvifique du Christ est originellement énoncée : rédemption, sacrifice d'expiation dans son sang, levée des péchés (ou absolution des péchés).

Ces mots restent pour nous énigmatiques, mais ils me donnent l'occasion d'indiquer ce qui serait globalement des thèmes.

 

3) Trois thèmes essentiels et le thème matriciel.

 

●  Trois thèmes essentiels.

J'ai parlé de la rythmique, de la tonalité éventuelle. Je passe aux thèmes essentiels :

A. L'entrée du péché qui revient au moins quatre fois dans l'ensemble de l'épître dans des langages un peu différents

B. La référence à la mort / résurrection du Christ. Là nous avons un exemple de dénomination. C'est donc la question de la référence, c'est-à-dire “en quoi le Christ sauve-t-il ?”, c'est une question qui reste pour nous posée.

C. La diffusion du Pneuma, thème très important qui est annoncé dans le ch 5 et développé dans tout le chapitre 8 essentiellement.

Il y aurait peut-être d'autres thèmes. En fait, je ne suis pas sûr qu'on puisse faire un compte très exact ni des éléments rythmiques ni des éléments thématiques. Heureusement, ils passent l'un dans l'autre, comme cela arrive en musique. Par exemple dans le début du deuxième mouvement du septième quatuor en fa de Beethoven, il y a un élément rythmique au départ qui devient ensuite mélodique. De même ici, vous avez des éléments rythmiques qui prennent tout d'un coup la place de quelque chose de totalement thématique : on les entend énoncés comme ça et puis tout d'un coup ils prennent leur place, plus loin.

 

 Le thème matriciel.

Le thème A, l'entrée du péché intervient 4 fois. Mais c'est, on pourrait dire, presque un thème inversé, un thème en miroir : l'entrée du péché n'est peut-être que le thème inversé de l'entrée du salut, donc du Christ mort et ressuscité.

Le thème C de la diffusion du Pneuma est une variation du thème de la résurrection puisque le Pneuma c'est la résurrection répandue, c'est-à-dire la Résurrection en train de s'accomplir pour la totalité de l'humanité.

C'est pourquoi j'appelle thème matriciel "le salut par la foi (i. e. par l'écoute, par grâce) et non par les œuvres".

 

Pourquoi est-ce que j'appelle celui-là "thème matriciel" et les trois autres des "thèmes essentiels" ou principaux ? Quelqu'un m'a passé une belle et grosse étude sur la Grande fugue opus 133 de Beethoven. Or, ce qui se découvre clairement - c'est le b-a-ba de la lecture d'écoute et de la lecture de la partition de cette fugue - c'est qu'il y a un thème qu'il appelle fondamental et qui correspond au thème matriciel ici, qui est énoncé successivement quatre fois dès l'introduction, dès l'entrée, avec des variantes, c'est le même mais à peu près méconnaissable, et ces quatre thèmes constituent quelque chose de fondamental pour la structure de l'ensemble. C'est d'abord en fa majeur sol, sol dièze .. ½ ton montant … Et on trouve ça ailleurs chez Beethoven. C'est pour dire que ce n'est presque rien, ce n'est pas, en soi, un thème, c'est l'esquisse, le début d'un thème.

 

4) Une écriture de type musical ou poétique.

Paul, icôneL'épître est écrite comme on écrit un poème ou un morceau de musique. En effet le texte a une cohérence propre qui n'est pas susceptible d'être perçue du point de vue du survol comme on peut le faire d'un plan au sol, mais au contraire c'est une cohérence qui permet de suivre le décour du texte. Un texte est fait pour qu'on suive son cours… qu'on soit au long du texte ou selon le texte, qu'on marche le texte. Et c'est ici, progressivement que les rappels, les cohérences, les nouveautés… font que ce texte est "un" et cependant qu'il n'est pas "un" sur le mode sur lequel une dissertation conseillée est "une".

Il faut bien percevoir que l'écriture du Nouveau Testament n'est pas l'écriture d'une pensée de type "stratégique". Je vais expliquer ce mot parce que cela touche à ce qu'il faut défaire de nous-mêmes pour entrer à la fois dans la juste pensée et dans la juste écriture du Nouveau Testament et singulièrement de la pensée de Paul.

Pour ce qui est de la pensée j'ai donné un exemple à propos du hina grec qui signifie en général "afin que". Il ne s'agit pas de le gommer, il s'agit de l'interpréter[1]. Mais la pensée occidentale (notre oreille) a une structure d'écoute qui est foncièrement stratégique, c'est-à-dire cette connexion du rapport du moyen et de la fin, de la cause et de l'effet, du fond et de la forme (les 4 causes d'Aristote).

Dans la traduction de la Septante, le strategos désigne le conducteur de guerre dans l'Ancien Testament. Josué est l'archistratège dit st Justin. Mais en réalité, dans notre Écriture il n'y a pas de stratégie, même militaire. La stratégie, en tant que pensée, en tant que structure, est seulement grecque, et d'autre part c'est quelque chose qui est particulièrement moderne.

J'étais la semaine dernière à prêcher une retraite à des religieuses, et je me suis aperçu qu'une lecture d'Écriture comme je fais ici entre dans un certain conflit avec les habitudes de pensée, par exemple de type ignacien. En effet, les moyens et les fins, ce sont des mots qu'on trouve à toutes les lignes de saint Ignace, et il y a une stratégie ignatienne. Ce n'est pas étonnant, Ignace était un militaire. Chez Descartes aussi la méthode est une stratégie de pensée. Ces choses-là sont les articulations modernes de quelque chose qui est profondément occidental.

Autrement dit, une des tâches majeures, à la fois pour entendre la pensée de Paul et aussi son écriture, nous reconduit à une ré-investigation sur les "parce que", "afin que", le "si conditionnel", autant de choses que nous sommes habitués à manœuvrer, mais cela confirme absolument.

C'est pourquoi j'ai essayé d'orienter notre écoute dans un langage qui n'incline pas à l'écoute stratégique, c'est-à-dire en prenant non pas l'exemple de la dissertation composée, mais l'exemple musical. Ça pourrait être une composition poétique également. Les mots que j'ai employés, qu'il s'agisse de rythmique, d'harmonie, de thèmes… je les prends dans un sens très rigoureux, au sens même où ils s'emploient dans la musique proprement dite. Il va sans dire que leur application à un texte écrit donne lieu à des approximations d'ordre un peu métaphorique. Cependant ils ne sont pas utilisés au hasard.

 

Parenthèse.

J'ouvre maintenant une parenthèse qui n'est pas du tout secondaire. Il faut bien voir que la question persiste absolument chez nous de savoir ce que c'est qu'un discours c'est-à-dire ce que c'est qu'un développement. On connaît des modes de suites, de séquences, de narration ; ou bien la conséquence, c'est-à-dire une déduction de type dissertant et logique. Or nous n'avons ici ni un récit ni une dissertation logique. Nous avons un développement - comme le poème est essentiellement cela - un développement qui n'est ni ceci ni cela. Et il est très bien de l'avoir repéré de façon négative. Mais se pose à nous la question de façon exigeante : qu'est-ce que c'est alors, qu'est-ce qui fait la nécessité ? Parce que vous savez bien qu'il n'y a d'œuvre que pour autant qu'elle est totalement libre, c'est-à-dire totalement nécessaire ! Ce n'est pas n'importe quoi, la nécessité qui est l'unité de membres multiples successifs et complexes, de ce que les musiciens appellent une composition, mais qui est un développement.

 

Dernière remarque.

Nous avons vu que Paul  énonce des objections. Ce faisant il écrit sur le mode de la rhétorique grecque : on se fait une objection et puis on y répond. Mais pour répondre Paul s'appuie sur l'Écriture, et le mode de lecture de l'Écriture qu'il met en œuvre est un mode juif. Faire la part des deux références n'est pas intéressant. Ce qui est intéressant, ce n'est pas de chercher la part de juif et la part de grec chez Paul, ce qui est intéressant ce que c'est de voir que ce qui est sur mode grec et ce qui est sur mode juif change radicalement de sens en ce que le Nouveau Testament ne parle ni à partir du grec ni à partir de la lecture juive, mais parle à partir de la nouveauté de la résurrection. Et ceci vaut bien sûr pour ce qu'on est tenté d'appeler les contenus ou "la teneur" du texte, mais aussi pour le travail qui se fait sur – ce que nous appelons "les tenants", donc l'architecture du texte – mais aussi sur "la tonalité" c'est-à-dire sur le fait que le texte doit être entendu dans la tonalité de l'Évangile ou de la foi, c'est-à-dire dans la tonalité de la résurrection, de la nouveauté de vie[2].

Je dis "nous", mais chacun lit comme il veut, évidemment, je ne veux pas préjuger. Mais, même celui qui dit « Je ne suis pas croyant » je voudrais qu'il prête l'oreille à la possibilité de lecture qui correspond au texte lui-même. Moi je ne voudrais pas lire un texte bouddhique sans tenter de l'entendre à partir d'une oreille bouddique, "tenter de". Même chose ici.

 

Lectures déjà parues sur le blog au 1er octobre 2018.

Par Jean-Marie Martin :



[2] J-M Martin parle de la teneur, du tenant et de la tonalité d'un texte, il a mis concrètement cette distinction en œuvre sur un texte de saint Jean : Tenant, teneur et tonalité d'un texte ; Jn 3, 5.