Jean-Marie Martin méditent souvent les chapitres 14 à 17 de l'évangile de Jean dont l'organisation n'est pas facile à déceler. Cela donne lieu souvent à de longues études très minutieuses. Voici une approche plus courte centrée le la question de l'absence -présence de Jésus aux siens.

 

Jn 14, 15-16 : Les 4 formes de la Présence du Ressuscité

L'écriture musicale des chapitres 14 à 17

 

Les chapitres 14 à 16 de l'évangile de Jean constituent ce qu'on appelle « le discours après la Cène ». À ces trois chapitres on peut ajouter le chapitre 17 qui est la grande prière du Christ : « Père, glorifie ton Fils… »

 Ces quatre chapitres laissent une impression à première vue complexe, désordonnée. Il semble difficile d'y trouver une organisation, un sens, alors qu'ils sont d'une composition extrêmement rigoureuse et extrêmement précise. Ces quatre chapitres comportent un énoncé thématique. Je vais indiquer cet énoncé et puis, à la mesure des jours[1], nous serons amenés à voir comment il se développe, et sur quel mode, dans l'ensemble des quatre chapitres.

 

I) Le contexte

 

L'annonce d'une absence qui nous concerne aussi.

Christ, détail d'une icône

 L'énoncé thématique est précédé par la mention du trouble. En effet, le chapitre 14 commence par : « Que votre cœur ne se trouble pas. » On aperçoit tout de suite que ce trouble est provoqué par l'annonce d'une absence : « Je m'en vais, et là où je vais vous ne pouvez venir. » (7, 34). Il s'agit donc de prendre acte du trouble (taraxis) suscité par l'annonce de l'absence, ou par l'absence vécue par la première communauté.

Chez Marc aussi on a l'annonce de la passion et de la mort, mais ici, c'est énoncé plutôt du point de vue du retentissement sur les auditeurs. En effet la mort est la mort de celui qui meurt, mais c'est aussi une rupture, une absence, un manque pour ceux qui restent. Et ces chapitres sont à lire à un double niveau :
– le niveau de ce qu'ont pu vivre les disciples par rapport à cette annonce,
– le niveau des premières communautés chrétiennes qui souffrent de l'absence de Jésus.

Pour comprendre cette absence, il faut considérer ces deux niveaux de lecture qui interfèrent. Autrement dit, le moment de l'écriture johannique pour sa (ou ses) communautés, est un moment qu'il faut bien prendre en compte, parce que c'est celui qui, d'une certaine façon, nous concerne nous aussi. Nous vivons dans l'absence de ce que nous disons !

Le cheminement des disciples à la suite de cette annonce.

« En quoi consiste cette absence ? Comment cette absence est-elle la condition d'un autre mode de présence ? »: voilà ce qui conduit le texte.

Le trouble a suscité des questions : la question de Thomas, la question de Philippe.

Et la réponse de Jésus, qui dit en quoi consiste la présence, se concentre dans l'énoncé de quatre termes, un thème tétramorphe, comme une phrase montante, une phrase descendante, la reprise de la montée et celle de la descente. Cela fait un beau couplet, un couplet en quatre points. C'est la phrase que nous allons étudier aujourd'hui de façon absolument rigoureuse.

Et je le redis : ce thème se développe dans l'ensemble des quatre chapitres car ils sont tout entiers portés par la gestion de cette question de l'absence de Jésus qui est la condition – ou peut-être simplement l'envers – d'une véritable autre présence.

Une écriture musicale dans les chapitres 14 à 17.

Le thème est indiqué dans les débuts, après une introduction : il se trouve dans les versets 15 et 16 du chapitre 14 que nous allons regarder de façon assez technique.

Nous verrons que l'écriture des chapitres 14 à 17 est une écriture très musicale. Effectivement, l'introduction qui conduit au thème est une introduction cheminante comme nous en trouvons dans les introductions des premiers mouvements de quatuors chez Beethoven. Le neuvième quatuor est très caractéristique pour cela. Il commence par une recherche apparemment tâtonnante jusqu'à ce que se décide le thème. Ici, c'est un thème tétramorphe ou quadrimorphe. Une fois que le thème est dessiné, il peut être développé.

BeethovenEn quoi consiste ce développement dans la forme sonate ? En ce que des éléments du thème sont repris et modifiés, et c'est ce qui se passera dans la suite du texte. Dans ces chapitres, un des quatre éléments est à chaque fois dominant, mais, à l'intérieur de chacun des développements qui le concernent se trouve un rappel des autres éléments. On se demande parfois ce que ça vient faire là, mais cela obéit à cette structure de rappel.

Un très bel exemple de cette structure d'écriture se trouve dans la 17ème sonate pour piano, opus 30 n° 2, de Beethoven, qu'on appelle La tempête. Dans le deuxième mouvement, vous avez une sorte de préparation : pratiquement les éléments du thème à venir sont pré-audibles ; et puis vous avez la phrase qui vient. Une fois qu'elle est posée, on a liberté pour des développements successifs. Et puis revient cette phrase, et enfin il y a une coda… C'est de la structure même de notre texte.

 

II) Le thème quadriforme en Jn 14, 15-16

 

Nous prenons ici le thème : « 15Si vous m'aimez, vous garderez mes dispositions, 16et moi je prierai le Père et il vous donnera un autre paraklêtos… 17le pneuma de la vérité. » Nous avons laissé de côté la fin du verset 16, nous le reprendrons ensuite.

Dans « vous garderez mes dispositions »  le mot entolê a été traduit par "disposition" alors qu'il est généralement traduit par "commandement" : il s'agit de la disposition qui me constitue[2]. On peut aussi dire « vous garderez ma parole » car c'est la même chose.

Premier élagage : l'aspect de chantage.

Le travail sur le texte va consister, premièrement, à détruire quelque chose qui s'imposerait peut-être, ou risquerait de s'imposer à notre écoute : « si tu m'aimes, mon petit garçon, tu feras ce que je te dis (« si vous m'aimez, vous garderez mes commandements »), et en récompense, je demanderai à ton père, et il te donnera en cadeau (pas l'Esprit Saint mais) une bicyclette. » Nous avons ici le parfait chantage, chantage à l'affection. Ma grand-mère était près de cela, mais elle était excellente. J'exagère, mais la phrase : « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements » risque d'être fort mal comprise. Seulement, nous savons que, chez Jean, les causales ne sont pas des causales, les finales ne sont pas des finales, les conditionnelles ne sont pas des conditionnelles. Donc, ici, nous n'avons pas affaire à une condition qui commanderait une conséquence.

Vous vous rappelez m'avoir entendu dire cela ? Vous seriez capables de le justifier ? Peut-être pas encore. Nous allons le redire. C'est très clair pour les finales : par exemple le mot hina, qui signifie en grec "afin que", ne signifie évidemment pas "afin que" dans bien des cas chez saint Jean, il indique simplement la direction vers laquelle va quelque chose, et non pas le calcul du moyen pour la fin (proposition finale). « Car c'est en ceci que consiste la vie éternelle, qu'ils te connaissent » (Jn  17, 3) : dans le grec, c'est "afin qu'ils te connaissent", mais non : "c'est en ceci que…" Donc nous allons apprendre à entendre dans une certaine égalité les différents termes, et le premier travail consiste à élaguer les conjonctions de subordination.

« Je prierai le Père » : ce n'est pas en récompense, ça n'ajoute pas quelque chose. « Et il vous donnera » : ce n'est pas non plus une conséquence. Il faut donc effacer tout le régime condition /conséquent qui a l'air, à notre oreille, de constituer la structure de cette phrase.

Deuxième élagage : le rapport sujet/complément.

Il faut effacer encore autre chose : le rapport sujet/complément.
– « Vous me aimez » : vous et me ne sont pas importants.
– « Vous garderez mes dispositions (ou ma  parole) » : vous et mes ne sont pas importants.
– « Je prierai » : ce n'est pas Jequi est important.
– « Il vous donnera » : il et vous ne sont pas importants.

Qu'est-ce qui permet de dire cela ? C'est qu'il y a tout un cheminement au long de ces chapitres. On lit, par exemple, à propos de "je prierai", au chapitre 16 : « Je ne dis pas que je prierai, mais vous prierez le Père vous-mêmes, etc. » (d'après le v. 26). Autrement dit, nous laissons de côté qui prie.

Pour vous aider, je prends un autre exemple. Si vous lisez le chapitre 17 qui n'est pas long, vous compterez que le verbe donner s'y trouve 17 fois. Mais qui donne ? et à qui ? et quoi ? cela change : le Père donne au Fils, le Fils donne au Père, le Fils donne aux hommes, etc. Ces articulations syntaxiques viennent en second par rapport à la tonalité que donne au chapitre l'emploi insistant du verbe donner. La tonalité est justement l'espace intermédiaire entre les différents sujets ou compléments directs ou indirects. C'est la tonalité commune, première, qui fait l'espace entre les éventuels sujets et objets.

Donc nous gardons comme épure de ce texte quatre substantifs : agapê (qui correspond au verbe aimer) ; garde de la Parole ; prière ; don du paraclet (du pneuma). Nous avons là quatre noms qui répondent à la question : « En quoi consiste la présence de Jésus ? »

Pour voir cela nous avons laissé tomber les articulations grammaticales pour retenir la signification des mots qui parlent par eux-mêmes, selon leur sens du point de vue sémantique, pas du point de vue syntaxique. Ce travail une fois fait corrige ensuite notre façon d'entendre la phrase, même si on la relit telle qu'elle est écrite.

Les quatre termes disent la même chose.

Nous avons là l'énoncé d'un thème quadriforme ou tétramorphe. Or cet énoncé à  quatre termes ne comporte néanmoins qu'une seule réponse, c'est-à-dire que les quatre termes disent la même chose. Ce principe d'écriture typiquement sémitique, l'écriture hendiadyque, consiste à dire une seule chose en deux termes, et ici, elle est redoublée.

L'exemple du redoublement est classique, vous l'avez à l'oreille dans tous les psaumes, et même quand la vierge Marie reprend la structure psalmique pour dire : « Magnificat  anima mea dominum (Ma psychê magnifie (exalte) le Seigneur) et exultavit spiritus meus in Deo salutari meo (mon pneuma exulte en Dieu mon sauveur). » Ma psychê / mon pneuma : c'est deux façons de dire "je" ; exalter / exulter : ce sont deux verbes qui signifient la même chose ; le sauveur et le Seigneur : c'est le même. La poétique hébraïque est faite essentiellement – indépendamment d'autres structures complexes comme dans toute poétique – sur une rime de sens, pas une rime de son, mais une rime de sens.

Dire deux fois le même, presque le même : oui, il y a une raison et cela concerne donc les deux stiques. Les deux disent la même chose, mais parce que, déjà, les deux éléments de chacun des stiques disent la même chose :

«  Si vous m'aimez,                      vous garderez mes dispositions (ma parole)
et moi je prierai le Père             et il vous donnera un autre paraclet
. »   

 – dans le premier stique, l'agapê dit la même chose que la garde de la parole. En effet, la parole essentielle, c'est « tu aimeras ».
– dans le second stique, « Je prierai le Père, il vous donnera un autre paraclet… 17le pneuma (l'Esprit) de vérité. » La prière de Jésus c'est la même chose que le don du pneuma, je vais vous expliquer pourquoi.

Pour comprendre ce dernier point il y a plusieurs choses à tenir ensemble :
–  le pneuma c'est le même que le Ressuscité., nous verrons ça juste après ; 
– la prière de Jésus c'est la même chose que sa montée vers le Père, c'est ce qui se dévoile au chapitre 17 : « Levant les yeux au ciel il dit "Père" » (Jn 17, 1).
– par ailleurs sa montée vers le Père c'est la même chose que sa descente sous forme de pneuma, sous forme de Ressuscité. Qu'il s'en aille, qu'il vienne à nous, c'est le même. Il s'en va sous un certain aspect signifie qu'il vient sous un aspect plus intime et d'autant plus universel. Nous en avons confirmation par le commentaire qui se trouve au verset 7 du chapitre 16 : « Il vous est bon que je m'en aille car si je ne m'en vais, le paraclet ne viendra pas. » La mort de Jésus, c'est sa résurrection. Son absentement n'est pas simplement la condition, mais la vérité de son authentique présence.

 

III) Quelques précisions

 

Le paraclet est un autre mode de la présence assistante christique.

Une première remarque : « un autre paraclet », ça veut dire que c'est le même, car "autre" chez saint Jean signifie en général que c'est le même. Et "paraclet" est aussi un nom de Jésus. En effet saint Jean dit : « Si nous péchons, nous avons un autre paraclet : Jésus Christ le juste (le bien ajusté) » (1 Jn 2, 1). Comme le mot paraclet veut dire parole présente et assistante, l'autre paraclet c'est l'autre mode de la présence assistante christique.

Ce paraclet est le pneuma de la vérité, comme il est dit aussitôt au verset 17 : l'Esprit (le pneuma), et ici l'Esprit Saint. Vous me direz qu'il s'agit de deux personnes. Eh bien non ! Ils sont d'autant plus autres qu'ils sont plus le même. C'est-à-dire qu'il n'y a jamais de paraclet quelque part si Jésus n'y est pas. Le Christos et le paraklêtos sont un, ce qui n'empêche pas qu'ils soient deux.

La dogmatique trinitaire n'aide pas beaucoup parce qu'elle n'est pas exprimée dans le langage johannique ; elle n'est pas fausse par rapport aux questions auxquelles elle répond, mais il faut la mettre de côté pour entendre quelque chose à ces textes[3].

Le pneuma récapitule les trois autres termes.

Si on va un peu plus loin dans la réflexion, on voit que le pneuma (l'Esprit) récapitule les trois autres, et que ceux-ci doivent être pensés en référence au pneuma. Qu'est-ce que cela signifie ? Je dirais que le pneuma (l'Esprit) est le grand présentificateur de la réalité christique. Il est celui qui présentifie la réalité christique auprès de nous et en nous. Du reste, il est indissociable du mystère central de l'Évangile qui est la Résurrection.

Il suffit que je rappelle le mot de saint Paul : « Jésus, déterminé fils de Dieu de par la résurrection d'entre les morts, dans un pneuma de consécration (l'Esprit Saint). » (Rm 1, 4). La grande expérience apostolique, la grande monstration de Dieu qui constitue le point fondateur de l'Évangile, c'est la résurrection en tant qu'elle est manifestation de la dimension ressuscitée de Jésus, donc de sa dimension de Fils qui, du même coup, manifeste le Père « dans un pneuma de consécration ».

Confirmation par la fin du verset 16.

Nous avons laissé tomber la fin du verset 16 : « …afin qu'il soit avec vous dans tout l'aïôn ». Ce qui est en question ici, c'est bien, comme nous le pensions, la réponse à la question de la présence, de l'être-avec. Ce n'est pas gratuitement que je fais état de ce verset pour dire les quatre termes de la présence. « …pour que il soit avec ».  Cet "avec", du reste, se précisera dans la suite du texte de Jean.

« Pour l'aïôn » : l'aïôn, c'est la vie neuve, nouvelle, on dit "éternelle". Le mot "éternel" n'est pas très bon, non pas qu'il soit trop fort, mais il n'est pas suffisant. Nous avons une conception trop vaine de l'éternité. L'aïôn dit toute la nouveauté christique.

Présence de Dieu ?

Avant de conclure, je voudrais dire qu'en fait ce qui est traité ici c'est la question de l'absence ou de la présence de Dieu. En effet le chapitre a pris soin, dès le début, de nous faire entendre que : « Qui me voit, voit le Père. » (Jn 14, 9). Autrement dit, ce qui est de la présence de Dieu est tout entier vécu dans la présence et l'absence christique.

 

Conclusion

 

Apparemment, j'ai fait subir à ce texte une épreuve, un dur travail. S'agit-il d'une manipulation ou s'agit-il d'essayer d'entrer plus profondément dans la Parole, plus profondément que ce qu'elle donne à entendre à une oreille qui n'est pas soucieuse du mode d'écriture ?

Prendre distance.

La lecture que nous faisons ici est soucieuse de prendre distance d'avec une écoute immédiate, une écoute spontanée que la distance dans le temps qui existe entre cette parole et nous ne suffit pas à cautionner. Par exemple il ne faudrait surtout pas croire qu'il existe du causal, du final, du conditionnel en tout lieu et toute culture. Les quatre causes, c'est le b.a.-ba de la métaphysique d'Aristote, c'est le propre de notre Occident. Mais cela ne constitue pas une écriture de type sémitique.

Il vous est bon que le texte s'en aille pour qu'il vienne…

Donc, prendre conscience de la distance du texte… Je vous dirais même cette chose : il vous est bon que le texte s'en aille pour qu'il vienne, pour que nous soyons conscients de son absence, plus exactement de son éloignement ; que nous ne le prenions pas pour un texte familier. C'est un texte très étranger. L'Écriture est très étrangère, c'est la condition pour qu'il y ait proximité avec ce qu'il y a d'étranger en nous-mêmes.

Quoi de l'absence et de la présence ?

Alors je récapitule. La question était : quoi de l'absence et de la présence ? La réponse est : c'est l'absence qui est la présence même. Les modalités, les noms qui signent cette présence authentique – et non plus la courte présence que les disciples avaient avec Jésus, la présence mortelle, psychique – cette présence sans doute intime, c'est : l'agapê, l'écoute de la parole (la garde de la parole), la prière, le don du pneuma (de l'Esprit).

L'absence, sur un certain mode, est guérie par la prise de conscience du nouveau mode de présence de Jésus dans la communauté. Cette nouvelle présence s'appelle agapê, s'appelle garde de la parole, s'appelle prière, s'appelle venue du paraclet.” 

Bien sûr, ces mots-là demandent à être, en eux-mêmes, examinés. Nous n'entendons pas forcément, à leur simple énoncé, ce qu'ils sont amenés à dire.



[1] Ce texte est extrait de la session Présence/Absence (Jn 14-16)  à Saint-Jean de Sixt en 2007, on est le premier matin. Des petits compléments venant de la session sur la Résurrection (Jn 20-21) à Saint-Jean de Sixt en 2003 ont été insérés à quelques endroits. Vous trouvez d'autres études sur le même thème dans d'autres messages, en particulier dans la session sur la Prière, d'abord dans  5ème rencontre. Jn 14, 15-16 : La prière, une des 4 formes de la Présence puis des reprises dans les chapitres suivants (tag LA PRIÈRE) .

[2] « Il est clair que, chez Jean, entolê ne se laisse pas traduire par précepte, mandement ou mandat pas plus que par commandement. Le mot "disposition" traduit littéralement entolê. Nous sommes conduits à cela du fait que le vocabulaire du droit et du devoir est un vocabulaire récusé par le Nouveau Testament comme disant notre rapport constitutif à Dieu. Parfois il est vrai que le mot entolê, quand il est dans la bouche des Judéens qui s'opposent à Jésus, peut être traduit par précepte car c'est ainsi qu'ils l'entendent. » (J-M. Martin, Versailles février 1998).

[3] Voir les messages "Du bon usage des dogmes" et "Statut des paroles dans l'Église" qui se trouvent dans le tag "dogmes et Évangile" du blog.