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La christité
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  • Ce blog contient les conférences et sessions animées par Jean-Marie Martin. Prêtre, théologien et philosophe, il connaît en profondeur les œuvres de saint Jean, de saint Paul et des gnostiques chrétiens du IIe siècle qu’il a passé sa vie à méditer.
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5 juin 2018

L'œuvre de Jean Lavoué et son dernier livre, "Chant ensemencé", recueil de poèmes

 Jean-Marie Martin à qui est dédié ce blog est poète à ses heures, et il compte des poètes dans ses amis. Son ami et poète Jean Lavoué a soutenu la création du blog la Christité depuis le début, c'est l'occasion ici de lui rendre hommage.

Voici une brève présentation de ses œuvres personnelles suivie d'échos de son dernier livre Chant ensemencé, recueil de poèmes qu'il écrit depuis le printemps 2017, moment depuis lequel il vit au rythme de sa maladie.  

 

I – Présentation de l'œuvre de Jean Lavoué

 

Jean Lavoué (1955) : Poète et essayiste, auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Il a dirigé une association d’action sociale de protection de l’enfance en Bretagne. Attentif à la fécondité des traces christiques, il a écrit sur Jean Sulivan, René Guy Cadou, Max Jacob, Xavier Grall… En mars 2017 il crée une maison d’édition du nom de son blog « L’enfance des arbres »

 

Extraits de sa bibliographie (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lavou%C3%A9 )

Prose
  • La vie comme une caresse, Médiaspaul, Paris, 2016
  • L’Évangile en liberté, Le Passeur Éditeur, Paris, 2013
  • La voie libre de l’intériorité, 220 pages, Éd. Salvator, Paris, 2012
  • Christ Blues, stèles pour Xavier Grall, Éd. Golias, Lyon, 2012
  • Jean Sulivan, la voie nue de l’intériorité, Ed. Golias, Lyon, 2011
  • La Prophétie de Féli, L’évangile social de Félicité de Lamennais, Ed. Golias, Lyon, 2012
  • Le Christ aux silences, Éd. Anne Sigier, Québec, 2007
  • Dans l’éclat de l’instant, Labor et Fides, Genève, 2005
  • Perros, Bretagne fraternelle, Éd. de L’Ancolie, Nantes, 2004
  • Jean Sulivan, je vous écris, Desclée de Brouwer, Paris, 2000
Livres d’artiste
  • Dans ce jardin peut-être, texte de Jean Lavoué, gravures de Marie-Françoise Hachet – de Salins, Presse de l’artiste, Hennebont, 2012
  • Pour écrire, texte de Jean Lavoué, gravures de Marie-Hélène Lorcy, Éd. Thame, Vannes, 2012
  • Seul au loinRegard neufSi je viensLes pas secretsPrès de toi, Cinq petits livres pauvres d’artiste, encres de Marie-Hélène Lorcy, Vannes, 2012
  • Les premiers mots, Poèmes inédits de Jean Lavoué, ouvrage enrichi de 5 gravures sur papier japon de Marie-Hélène Lorcy, Vannes, Presse de l’artiste, 2012
  • Cela silencieux, Poèmes inédits de Jean Lavoué, ouvrage enrichi de trois gravures originales de Marie-Hélène Lorcy, Vannes, Presse de l’artiste, 2012
  • Fragment : Pourquoi les morts images, Nelly Buret, Éditions Entre 2, La Baconnière (53), 2009
Poésie
  • Chant ensemencé, poèmes de Jean Lavoué, dessins de Nathalie Fréour, 60 pages, Ed. L'enfance des arbres, Hennebont, 2018
  • Ce rien qui nous éclaire, Préface de Gilles Baudry, 154 pages, Ed. L'enfance des arbres, Hennebont, 2017
  • L’Incandescence seule, Éditions La Porte, Laon, 2008
  • Le Cœur réel, revue Hors-Jeu, Épinal, 2008
  • Du ciel sous l’écorce, revue Chemins, Éd. Calligrammes, 2007
  • Pèlerin du seuil, Éditions La Porte, Laon, 2005
  • Pourquoi les morts, Éditions La Porte, Laon, 2002
  • L’Errance au soleil, Éditions La Porte, Laon, 2002
  • L’Offrande des sables, Éditions La Porte, Laon, 1999
  • La Porte des jours, Éditions Hors-jeu, Épinal, 1998
  • Les Silences du passant, Éditions Hors-jeu, Épinal, 1997
  • Soleil des grèves, Calligrammes, Quimper, 1996

Il a réalisé un CD avec Pier d’Andréa, guitariste, où il propose quelques-uns de ses plus beaux poèmes en musique[1]. (https://www.editionslenfancedesarbres.com/les-sourciers---pier-dandreacuteajean-lavoueacute.html ):

 

SUR INTERNET

Le blog de J. Lavoué : http://www.enfancedesarbres.com/.

Sur le blog La Christité :

Sur le site Dieu maintenant http://www.dieumaintenant.com/habiterlepoeme.html  ;

 

Jean Lavoué, La voie libre de l'intériorité

C’est quand tu connais ton vide
Que tu ne cherches plus rien pour le combler
C’est quand tu te sais boiteux
Que ta marche se fait souveraine

 C’est quand tu n’as plus de chemin
Que tu t’avances au large
Sans craindre les tempêtes

 C’est quand tu n’espères plus
Que s’ouvre en toi la voie
De tous les possibles

 C’est quand ta foi vacille
Que tu te sens porté par les ailes du vent
C’est quand tu te sais perdu
Que tu n’ignores plus ton lieu

 Jean Lavoué

 

Dans le langage, et dans le silence qui est au cœur du langage, se tient la capacité pour l'homme de se surpasser sans fin. Pourvu qu'il ne fixe pas les mots dans leur gangue de fausse objectivité. Car les mots ne sont pas des choses, des objets que l'on puisse délimiter : ce sont des espaces ouverts, des puits sans fond qui communiquent entre eux, et nous emportent bien souvent au-delà du lieu où nous aurions voulu aller. Entre eux il y a ces blancs, ces coupures, qui donnent son rythme à la parole, sa force au poème. Eux aussi, il faut les pratiquer longtemps afin de leur laisser l'espace suffisant pour nous ouvrir la voie.

 Toute rencontre doit rester "passagère du silence" (Fabienne Verdier). On doit sentir, du début à la fin, le souffle passer en elle. Lorsque le souffle cesse, la relation est morte. Dussions-nous rester côte à côte jusqu'à la fin du monde. C'est pourquoi rien n'est plus important que de soigner les interstices, de remonter les bras morts du fleuve, de retrouver les ramifications à partir desquelles le courant de la vie s'est interrompu. Ce qui est appelé à durer se renouvelle sans cesse de lui-même, pourvu que nous soyons attentifs à laisser circuler en lui le souffle de la vie. Là où la vie s'est interrompue, où le soleil de la mort a triomphé, réside parfois la principale ouverture au puissant courant de vie qu'il nous revient d'accueillir, d'autoriser à se déployer. C'est toujours le cas d'un amour indicible, privé soudain de son accomplissement : il ne cessera de renaître comme un trésor sans fond qu'il nous revient de mettre au jour. Au lieu de la blessure pourront pousser des ailes.

 Jean Lavoué

 

II – Chant ensemencé

 

Chant ensemencé, Jean Lavoué1) Le livre.

Les éditions « L’enfance des arbres » ont publié début février 2018 : « Chant ensemencé », poèmes de Jean Lavoué, dessins de Nathalie Fréour.

 Ces poèmes écrits par Jean Lavoué depuis le 31 mai 2017 à l’hôpital du Scorff de Lorient –  « Si le temps est compté/Arrêtons donc les heures/Pour en faire un festin » dit-il – puis en convalescence à Hennebont où il habite ont été rassemblés à partir du blog « L’enfance des arbres » par Nathalie Fréour qui a conçu la réalisation originale de ce recueil illustré de ses « dessins blancs »…

Nathalie Freour (1952) est une peintre nantaise & illustratrice de poésie / F.Mauriac, R.M.Rilke, B.Clavel, L.Bresner, R.G.Cadou, H.Cadou, B.Doucey, Gilles Baudry…

 Ce livre, grand format à la française, cousu, 21 x 29,7, de 60 pages est au prix de 22 euros + 4 euros de frais de port pour un exemplaire et + 6 euros pour deux exemplaires et plus. (https://www.ecrituresetspiritualites.fr/2018/01/08/jean-lavoue-illustrations-de-nathalie-freour-chant-ensemence/)

 

 « Au printemps 2017 j’ai écrit les poèmes sur mon blog, du jour de ma maladie jusqu’à maintenant. Je feuillette les pages de mon journal troué, j’y devine des mots enfouis et d’autres à peine encore ébauchés… Le chant m’est compagnon de clarté et des sources… Chant ensemencé est le recueil de poèmes choisis. » (Jean Lavoué)

 

Quand chaque écorce en nous
Chaque racine, chaque cime
Seront honorées,
Quand toutes nos épreuves et toutes nos blessures
Seront marquées du Signe,
Alors nous serons chacun,
Dans la forêt humaine,
De cette fête transfigurée !

 Jean Lavoué,
Dimanche 6 août 2017, 6h20

 

2) Deux échos dans la presse.

 

●   Sourcier de l’âme (Echo Magazine de Genève)

     Ce n’est pas tous les jours que l’on reçoit un tel recueil, écrit sur un lit d’hôpital et en convalescence, «maintenant que le temps m’est compté». Des poèmes écrits en blanc sur fond noir; en regard, des dessins blancs de Nathalie Fréour. C’est en sourcier de l’âme que Jean Lavoué nous offre son Chant ensemencé (L’enfance des arbres, 2018). C’est qu’il est de cette race :

      « Bergers d’un feu qui ne faiblit pas »,
      « Ils savent trouver passage,
         Ils connaissent la brèche
         Où le vieux monde s’anime
         Et s’élance à nouveau. »

 Alors qu’il lutte contre

    «cette maladie rare
    Dont tu es devenu, malgré toi, le patient lucide
    et parfois ténébreux»

qui restera sa «plus belle énigme», il découvre que «Tout espace est béni».

 Poème après poème, Jean Lavoué nous parle de

      « la maladie tapie
         sous la faiblesse des mots».

Que lui reste-t-il alors que de

      « creuser chaque jour
        le sillon de l’instant
        Où notre cœur se donne»?

Avec gratitude pour tout ce que la vie lui a apporté.

Une route d’exode où il n’est pas seul: Etty Hillesum, Christian Bobin, René Guy Cadou, Guillevic lui tendent la main dans l’ombre qui s’épaissit. A mesure que la maladie le dépouille, se contenter «du peu qui t’accompagne» et s’en remettre à «la nudité des branches/A leur pauvreté consentante». Ne plus chercher, mais se laisser trouver par Dieu au seuil de la mort pour découvrir

      « sa plus belle promesse d’amour
        cet inconnu fiché au cœur de sa vie
       Tel un bourgeon à naître».

Un livre bouleversant de lucidité et d’abandon. Jean Lavoué est fragile mais vivant encore, et il nous donne

      « jusqu’au chant du silence
        le grain de la parole
        en semence de vie
        en levain de la joie».

A nous de tendre l’oreille. A travers ses mots, à l’écoute, aussi, du CD qu’il a réalisé avec Pier d’Andréa et qui propose quelques-uns de ses plus beaux poèmes.

  Geneviève de Simone-Cornet,
http://www.enfancedesarbres.com/2018/03/blog-post_17.html

 

●   La poésie humaniste de Jean Lavoué (Le Télégramme, 7 mars 2018)

Jean Lavoué vient de sortir son nouveau recueil de poèmes en février dernier. Chacun de ses poèmes se veut « porteur des valeurs universalistes et humanistes ». Le recueil propose ainsi de nombreux poèmes, avec en fil conducteur les illustrations originales de sa collaboratrice, Nathalie Fréour. Jean Lavoué est un passionné d'écriture depuis son plus jeune âge. Il a commencé à noter ses premiers poèmes encore adolescents, puis, vers 30 ans, il revient à l'écriture, en tenant un journal. L'auteur explique qu'il aime écrire en marchant, notamment sur les chemins d'Hennebont et de la côte morbihannaise.

Il traite dans ses textes de nombreux sujets, dont certains qui ont fait l'actualité comme l'immigration ou les attentats. Des sujets divers, parfois inspiré de son expérience de vie, notamment en tant qu'ancien directeur de la sauvegarde 56, association qui vient en aide aux plus défavorisés. Touché par une maladie rare depuis peu, qui l'a obligé à rester à l'hôpital du Scorff un moment, il explique que cela lui donne de nouveaux sujets d'inspirations pour ses poèmes, qui malgré tout, sont « toujours plein d'espoir ».

 Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/livre-la-poesie-humaniste-de-jean-lavoue-07-03-2018-11877892.php

 

●  Voir aussi : http://ardentpays12.over-blog.com/2018/05/pierre-tanguy-le-chant-ensemence-de-jean-lavoue.html

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