Chez saint Jean le texte des vendeurs chassés du Temple est le deuxième récit inaugural, récit qui se passe à Jérusalem, la ville qui tue les prophètes. Et derrière ce texte se profile la mort-résurrection du Christ. Il se poursuit par un épisode qui a trait à la foi : qu'est-ce que croire ?

Les versets 13-22 ont déjà été commentés par J-M Martin dans un autre message, Jn 2, 13-22 : Jésus révélateur de violence cachée ; Transfert du Temple sur le Corps de Résurrection  . Aussi le commentaire de ces versets est ici assez rapide. Ce qui est davantage mis en valeur ici c'est le rapport des signes et de la foi[1]. Le message suivant développe ce qui est dit au v. 25 : Jn 2, 25. La présence de Jésus au coeur. La question de son humanité.

 

 

Jn 2, 13-25

Purification du temple et annonce de la mort-résurrection

Signes et foi

 

 

Purification du Temple, Giotto

13Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. 14Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 15Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 16et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » 17Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. 18Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »

19Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » 20Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 21Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. 22Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

23Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. 24Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous 25et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. (Traduction Bible de la liturgie).

 

1) L'épisode des vendeurs chassés du Temple (v. 14-22).

Jésus monte à Jérusalem.

a) Remarques sur le vocabulaire du temple.

Dans l'épisode des vendeurs chassés du Temple il faut noter des mots importants si on s'intéresse au sacré. Hiéron dit le sacré, mais particulièrement dans la désignation du Temple. Dans le texte vous trouvez un peu plus loin un autre mot pour désigner le temple ou une partie du temple, naos, qu'on traduit parfois par le sanctuaire ou le Saint des saints ; ce n'est pas exactement la traduction de naos, mais ce sont les termes les plus proches. Et il y a une troisième façon de désigner le Temple, c'est "la maison de mon Père".

Donc il est question du "lieu" et, quand je dis le lieu c'est encore une façon de dire le temple. En effet les hébreux appellent le temple le lieu, et ils appellent Dieu lui-même le Lieu (Hamaqom en hébreu).

b) Une subversion radicale (v. 14-16).

 « 14Il trouva dans le Temple (hiéron) ceux qui vendent bœufs et brebis et colombes, et les changeurs de monnaie assis. 15Faisant un fouet de cordes il les chassa tous hors du temple (hiéron),  les brebis et les bœufs, et il renversa l'argent des changeurs et retourna les tables 16et à ceux qui vendaient des colombes il dit : "Enlevez ça d'ici,ne faites pas de la maison de mon Père une maison de marché (marchands). »

Les deux choses sacrées par excellence pour les contemporains de Jésus sont les deux lieux de la présence : le shabbat qui est dans la symbolique des jours et le Temple qui est dans la symbolique de l'espace. Le Temple est le centre de la nation et de la ville, toucher à cela c'est le plus subversif, un mot qu'on trouve dans notre texte : renverser, subvertir (« il renversait (anestrepsen) leurs tables »). Ceci nous invite à ne pas voir simplement ici la critique de quelque chose qui serait ritualiste par rapport à quelque chose qui serait une spiritualité éthérée. Et parler à propos de Lourdes des « marchands du temple », c'est complètement dégrader le sens de cette expression de l'évangile, parce que Lourdes ce n'est pas le Temple, et parce que ce qui est en jeu ce n'est pas exactement cela. Ce qui est en jeu n'est pas simplement un combat contre un peuple qui serait ritualiste par un Jésus qui serait d'une spiritualité plus élevée, mais c'est une authentique subversion beaucoup plus radicale.

L'épisode culmine dans cette phrase : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de marché ». Jésus est-il violent ? Il en a toute la gestuelle, mais sa fonction est bien davantage de révéler l'état de violence dans lequel se trouve le Temple. C'est une violence majeure parce que, pour Jean, la tonalité essentielle de la maison de Dieu est celle du don qui s'oppose au droit et au devoir, donc au marché, à ce qui est régi par le contrat du marché[2].

Certes la violence du droit est moins mauvaise, sinon meilleure que la violence brute, elle remplit une fonction sociale. Néanmoins, cela n'a rien à voir avec le don christique qui, pour Jean, caractérise essentiellement l'espace qui vient, qui ne cesse de venir. Tant qu'on n'a enseigné que le devoir, fût-il conjugal, et le droit, fût-il le droit des peuples, on n'a pas encore ouvert la première page de l'Évangile ! Or de quoi se sont occupés, de façon prioritaire, la prédication et l'enseignement dans l'Église, sinon d'enseigner les commandements, les devoirs et le mérite. C'est troublant !

c) Une gestuelle prophétique (v. 17).

La gestuelle du Christ est une gestuelle prophétique. En effet les prophètes de l'Ancien Testament ne parlent pas simplement par la parole mais aussi par la gestuelle. Par exemple Dieu enjoint à Osée d'épouser une prostituée pour révéler qu'Israël est en train de se prostituer.

Lui qui est le nouveau Temple, comme il le dit dans les versets qui suivent, il mime la violence qui lui sera faite, il mime la flagellation : les lanières du fouet dont il se sert préfigurent la manière dont il sera flagellé par exemple[3].

Et cela est interprété. « 17Ses disciples se remémorèrent qu'il était écrit[ : "Le zèle de ta maison (oïkos) – la maison est un autre nom du Temple – me dévorera" – c'est la mention de la passion et de la mort. »

d) Le nouveau Temple (v. 18-21).

Alors les Judéens lui demandent un signe qui justifie cette gestuelle et cette parole. « 18 Les Judéens répondirent donc et lui dirent : "Quel signe nous montres-tu de ce que tu fais ces choses ? 19Jésus répondit et leur dit : "Détruisez ce temple (naos) et en trois jours je le relèverai." –  Ici on a le verbe égeïreïn (éveiller, faire mettre debout).Il faut savoir que c'est le même mot qui dit éveiller (ou relever) et ressusciter – 20Les Judéens dirent donc : "C'est en 46 ans que ce temple (naos) a été construit ; et toi, en 3 jours, tu le relèveras?" 21Mais lui parlait du temple qui est son corps. » En effet "le temple de son corps", ça veut dire "le temple qui est son corps"[5].

« Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai » peut donc s'entendre de la mort-résurrection. Ainsi à la demande de signe Jésus répond par la mort-résurrection, ce qui rejoint le thème qu'on trouve chez Matthieu où Jésus dit : « Génération méchante et adultère qui recherche un signe ; il ne lui sera donné de signe sinon celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le cœur de la terre. » (Mt 12, 39-40), ce qui désigne aussi la résurrection.

Le nouveau Temple est donc le "corps de résurrection", mais que veut dire corps ici ?

Saint Paul parle du temple en 1 Cor 3, 16 : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est saint, et ce temple, c'est vous. » Dans l'expression « le zèle pour ta maison », il faut donc entendre le zèle de Jésus pour l'humanité appelée à être temple. 

e) La mémoire des disciples (v. 22).

« 22Quand donc il fut relevé (ressuscité) des morts, les disciples se souvinrent de lui, de ce qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus.  »

« Quand donc il fut ressuscité des morts ». Il s'agit de résurrection mais en fait de mort-résurrection puisque pour saint Jean la mort et la résurrection c'est la même chose, ce ne sont pas deux épisodes distincts. En effet la résurrection est inscrite dans le mode de mourir de Jésus.

 « Les disciples se souvinrent (emnêsthêsan) de lui, de ce qu'il avait dit cela, et ils crurent… »Nous trouvons ici le rapport du croire et de la mémoire : croire au sens johannique est toujours dans une mémoire, étant entendu par ailleurs que la mémoire n'est pas simplement la faculté de se rappeler des choses du passé. Tenir en mémoire au sens johannique c'est une autre façon d'être au temps. On pourrait dire qu'il y a une mémoire du passé, du présent et du futur : la mémoire c'est ce qui retient les choses qui se déploient dans nos étapes temporelles.

Il y a une mémoire du futur. C'est ce qui fait l'importance dans le monde grec du devin qui a une signification par rapport à la temporalité, et du prophète qui n'est pas un devin mais qui lit le présent dans l'ancien et l'ancien dans le présent.

Cependant le présent dont je viens de parler est différent du présent au sens usuel. Celui-ci n'étant rien puisqu'il ne cesse d'être un passé qui s'achève et un futur qui commence. Ici le présent est la présence simultanée du passé, du présent et du futur. Et quand on dit que l'éternité est un éternel présent, on dit n'importe quoi si on entend le mot "présent" dans le sens que nous lui donnons habituellement. Et c'est en question à toutes les pages de l'évangile de Jean.

« Ils crurent à l'Écriture ». Nous savons que la chose de la foi, c'est-à-dire ce qui se dit en premier à propos de la foi, est attesté par l'Écriture puisque l'essentiel de la foi qu'on trouve au cœur du Credo c'est « Jésus est mort pour nos péchés selon les Écritures, a été enseveli, est ressuscité le troisième jour selon les Écritures »[6]. Donc « selon les Écritures » est au cœur de la foi.

Et « la parole que Jésus avait dite » n'est en fait pas entendue par les disciples au moment où elle a été dite[7]. Autrement dit les disciples sont ceux-là vers qui le Verbe vient à la méprise[8]. « Ils crurent à l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite » : ils entendent donc la parole à la lumière de la résurrection. Le récit que nous lisons est une remémoration à la lumière de la résurrection. Et c'est la structure d'écriture des évangiles qui ne sont pas une biographie de Jésus mais une remémoration dans une lumière neuve.

L'Évangile écrit est une remémoration, à la lumière de l'expérience de résurrection, de la vie et des paroles de Jésus, et aussi de l'Écriture. L'Ancien Testament  est semence, mais c'est au fruit qu'on reconnaît la semence, et l'Évangile est le dévoilement accomplissant de ce qui est tenu secrètement dans la semence de l'Écrit vétérotestamentaire.

f) La foi au sens johannique.

« Ils crurent à l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite. » Nous sommes très loin ici des usages que nous faisons du mot de foi. Pour le Nouveau Testament la foi c'est recevoir la résurrection, point. S'il y a la résurrection il y a tout et si je ne confesse pas la résurrection, la foi est vide[9].

C'est à tel point que, quand saint Paul fait d'Abraham la figure de la foi, il faut qu'il montre qu'Abraham croit à la résurrection. Ceci n'a probablement pas de sens du point de vue historique, mais ça a un sens du point de vue paulinien. En effet Abraham croit que Dieu peut susciter la vie du ventre mort de Sarah et de sa propre vieillesse à lui, et plus joli encore, lorsqu'il s'apprête à sacrifier Isaac, il manifeste qu'il croit à la résurrection[10]. Alors, ce n'est pas intéressant pour l'histoire d'Abraham jadis, et d'ailleurs ça ne m'intéresse pas ; ce qui m'intéresse c'est "Abraham écrit". Et en tant qu'elle est ainsi entendue, la figure d'Abraham est révélatrice de la façon dont saint Paul emploie le mot de foi. Pour Paul la foi c'est accueillir la chose plus grande, accueillir du plus profond de moi-même que moi-même la chose plus grande que ce qui est grand (« Tu verras des choses plus grandes » (Jn 1, 50).

Et ce qui éclate ici c'est à la fois les dimensions et les directions de l'espace, mais aussi comme je le suggérais tout à l'heure, les extases du passé, du présent et du futur. Le terme de foi recueille en lui la totalité des choses qui se déploient. C'est pourquoi vous pouvez pinailler tant que vous voudrez sur les mots du Credo – je peux vous les expliquer[11], ils sont tous lumineux –, mais ce n'est pas la peine, car la foi ce n'est pas souscrire des propositions, c'est quelque chose de beaucoup plus éminent, de beaucoup plus essentiel. Et je dis ceci bien que le déploiement du Credo dans les diverses Églises soit de très haute portée, bien sûr.

 

2) La foi et la connaissance de Jésus au cœur (v. 23-25).

Nous passons à un autre épisode qui se passe également à Jérusalem, entre les deux il n'y a pas de voyage, pas d'itinéraire

a) La question du signe et du croire.

« 23Tandis qu'ils étaient à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, constatant les signes qu'il faisait. 24Lui, Jésus, ne croyait pas en eux. »

« Beaucoup crurent en son nom. » L'expression « croire en son nom » est magnifique, mais implique qu'on réfléchisse sur ce que veut dire le nom dans cette perspective[12]. Mais ici cette foi n'est pas payée de retour puisque Jésus ne croyait pas en eux. Il semble donc qu'il faille entendre ici que leur foi n'était pas la foi au sens plein.  Quelle est la caractéristique de cette foi-là ? C'est qu'elle a partie liée avec les signes que Jésus fait.

« Beaucoup crurent... constatant les signes qu'il faisait. » Le mot de signe a souvent été traduit par miracle, ce qui n'est pas forcément heureux comme traduction. C'est un mot important à condition qu'on ne prenne pas le signe comme ce qui conduit vers la chose signifiée. C'est le contraire : si j'ai déjà la chose signifiée, je peux reconnaître le signe qui l'annonce. C'est la foi qui fait qu'une chose est un signe, qu'il est lu et perçu dans sa qualité de signe, et le signe n'est pas fait pour prouver la chose. C'est tout à fait à rebours de notre façon usuelle de parler.

 Ce qui est donc paradoxal c'est que « Jésus ne croyait pas à eux », c'est-à-dire qu'il ne se fiait pas à eux, puisque c'est le même verbe. Ceci nous ouvre à un autre sens du verbe croire, qui est croire croire, c'est-à-dire croire que l'on croit : croire (au sens banal) que l'on croit (au sens johannique). Autrement dit la foi ne réside pas ultimement dans la persuasion que j'ai de croire, ou dans la conscience que j'ai de croire. Cela pourrait paraître offensant ou décevant, mais en réalité ma foi est mieux placée en Dieu qu'en moi-même. Et par ailleurs ceci signifie qu'il y a des gens qui pensent avoir la foi et qui n'ont pas la foi, et qu'il y a aussi des gens qui sont dans la foi et qui n'ont pas conscience d'avoir la foi.

C'est quelque chose qu'il nous faudra méditer : qu'est-ce que c'est que cette connaissance qui ne fait pas sur elle-même réflexio completa, comme disaient les médiévaux. En effet, quand je connais la table je connais que je connais la table, c'est la même connaissance. Mais pour la foi, ce n'est pas le cas.

Nous avons donc rencontré deux sens du mot croire. Vous voyez que chez saint Jean les mots ne sont pas univoques. On pense souvent que ce serait idéal si on avait un mot pour une chose, car tout le monde serait d'accord. Non, ce serait sûrement la mort de la langue. Alors est-ce équivoque ? Ça pourrait être équivoque mais il y a un mode éminent de l'équivocité qui est l'analogie…

b) La connaissance de Jésus au cœur (v. 24-25).

« 24Lui, Jésus, ne croyait pas en eux car il les connaissait tous 25et parce qu'il n'avait pas besoin que quelqu'un témoignât au sujet de l'homme. En effet, lui connaissait ce qu'il y a dans l'homme. »

Jésus est au cœur de l’homme et sait ce qui s’y passe : « lui connaissait (a toujours déjà connu) ce qu'il y a dans l'homme. » Jésus est toujours déjà là. C’est une présence qui devance et qui ne prend pas notre place pour épier et surveiller[13]. On pourrait penser que sa méfiance (« Jésus, ne croyait pas en eux car il les connaissait tous ») est négative, oui mais cela veut dire en fait qu'il connaît l'absence de présence que nous avons pour lui, cependant il le sait non pas dans la condamnation mais dans la sauvegarde, et il maintient cette provisoire distance. Autrement dit cette fois provisoire, prise en un sens non-plein, n'est pas purement et simplement rejetée. Cela se voit par exemple au chapitre 3 qui suit dans la figure de Nicodème dont la position par rapport à Jésus est très incertaine : il vient de nuit, il vient le voir à cause des signes qu'il l'a vu faire (« personne ne peut faire les signes que tu fais si Dieu n’est pas avec lui » v. 2), et néanmoins Jésus conserve l'entretien, et donc ce n'est pas un rejet.

D'être au cœur, de savoir d'avance la personne, l'événement, c'est aussi ce qui atteste la liberté de Jésus en tout ce en quoi il entre. Il va entrer dans un conflit, et y entrer librement parce qu'il sait d'avance, c'est l'attestation de sa liberté[14].



[1] Ceci est extrait d'interventions de Jean-Marie Martin, essentiellement de la session sur le sacré qui a eu lieu en septembre 2014 à Saint-Jean-de-Sixt, avec, pour la fin, des ajouts ventant d'une séance sur "croire en saint Jean" à Saint-Bernard de Montparnasse en novembre 2011

[2] Voir dans le commentaire du Notre Père, ce que J-M Martin dit à propos des quatre dernières demandes : Le Notre Père en Mt 6, 9-13, lecture à la lumière de saint Jean et saint Paul.

[3] Et si Jean place l'épisode des vendeurs chassés du Temple en début de son évangile, les synoptiques le placent après l’entrée messianique à Jérusalem et avant la Passion (Mt 21,1-9 et //), c'est même un geste qui va précipiter l'arrestation de Jésus. Mais la parole sur la destruction du temple et son relèvement en trois jours se trouve ailleurs dans les synoptiques, et elle n'est pas mise dans la bouche de jésus..

[4] Ps 69,10.

[5] Comme dans l'expression "la ville de Paris".

[6] Voir dans la session sur le Credo : Chapitre 2 : Les Credo et leur cœur..

[7] Voir dans le cycle sur la Nouveauté christique Chapitre V : Le septième et dernier jour (Jn 5-6). Odeur et mémoire le paragraphe II 2) "la mémoire chez saint Jean"

[9] « 12 Or, si l'on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu'il n'y a point de résurrection des morts? 13 S'il n'y a point de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité. 14 Et si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » (1 Cor 15).

[10] « Il (Abraham) est notre père devant celui en qui il a cru, Dieu, qui vivifie les morts, et qui appelle les non-étants comme étants. 18 lui qui, ce qui est contre l'espérance, dans l'espérance il a cru (espérance qui est incluse dans cet acte de foi), en sorte qu'il devienne père de la multitude des nations, selon ce qui est écrit : "Ainsi sera ta descendance". 19 Il n'a pas fléchi grâce à la foi, il considéra [devant cette parole de promesse] la nécrose de son corps lui qui était déjà centenaire, et la nécrose de la matrice de Sarah. 20 Par rapport à cette promesse de Dieu il n'a pas hésité dans une absence de foi ; mais il fut conforté par la foi, en rendant gloire à Dieu, 21 et pleinement accordé en cela qu'il (Dieu) est capable d'accomplir ce qu'il promet. » (Rm 4).

[11] Cf la session CREDO.

[13] Voir par exemple l'interprétation par Jésus du geste de Marie-Madeleine dans Jn 12, 1-7 : le parfum répandu par Marie-Madeleine. Odeur et mémoire du futur.

[14] Tout ceci est plus longuement médité dans le message suivant : Jn 2, 25. La présence de Jésus au coeur. La question de son humanité.